De la cocaïne dans des restos chics parisiens

Trois établissements sont sous le coup d'une fermeture administrative suite au démantèlement d'un trafic de drogue.

Par Mathilde Riou

Selon le journal le Parisien, les policiers de la brigade des stupéfiants (BS) de la préfecture de police de Paris, viennent de découvrir un vaste réseau de trafiquants de drogue qui opéraient dans des lieux haut de gamme de la capitale.

Depuis de nombreux mois, le trafic se déroulait dans les restaurants le Baci, situé rue de Turenne dans le IIIe arrondissement, la Bocca, rue de Montmartre (IIe) et l’Escargot, rue Montorgueil (Ier).

Les policiers ont découvert ce réseau à la suite de l’interpellation de deux trafiquants présumés fin 2011. « Ces deux suspects, âgés de 29 et 31 ans, avaient été trouvés en possession de 60 g de cocaïne, d’autant en produit de coupage, de 2500 € en argent liquide et d’un pistolet automatique de calibre 6.35 mm chargé. Ils avaient été écroués à l’issue de leur mise en examen», confie une source proche de l’affaire.

Un des deux suspects, en relation étroite avec le patron des restaurants l’Escargot et la Bocca, a permis aux enquêteurs de découvrir l’ampleur de ce trafic. Selon une source proche de l’enquête, citée par le journal Le Parisien : « Une centaine de clients se fournissaient auprès de ces deux trafiquants et de plusieurs de leurs complices. Ils agissaient tous les soirs à partir de 18 heures et jusqu’au lendemain matin, aux abords ou à l’intérieur de bars et de restaurants situés dans le centre de Paris et identifiés par la suite. »

Des résidus de cocaïne et des emballages ayant contenu le même produit ont été retrouvés lors des perquisitions fin février. Ces preuves se trouvaient dans des espaces réservés aux employés du Baci. Les policiers se basent également sur les déclarations de deux clients du même restaurant. Ils ont affirmé s’être fournis en drogue dans les toilettes de ce restaurant.

Dans le bureau du gérant de l’Escargot, les policiers ont découvert un gramme de cocaïne. Selon ce dernier, placé en garde à vue, cette drogue était seulement destinée à son usage personnel.

Les trois établissements concernés font actuellement l’objet d’une fermeture administrative, comprise entre quarante-cinq jours et quatre mois. Une mesure relativement rare ordonnée par le préfet de Paris. 

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