• SOCIÉTÉ
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SPORT
  • FAITS DIVERS
  • CULTURE

Hommage devant la prison de Nanterre

© France3 Ile de France
© France3 Ile de France

Suite au décès d'un détenu de 23 ans, 200 personnes ont manifesté devant la maison d'arrêt de Nanterre.

Par EH avec APP

video title

Manifestation de soutien à un détenu à Nanterre.

Un hommage a été rendu à un détenu de 23 ans décédé à la maison d'arrêt de Nanterre. La famille ne croit pas à la thèse du suicide.

Un détenu de 23 ans a été retrouvé en état de mort cérébrale dans le quartier disciplinaire de la prison de Nanterre. Pour l'administration pénitentiaire, il s'agit d'un suicide par pendaison. La famille ne croit pas à cette thèse.

La famille du jeune homme a déposé des bouquets de fleurs devant la maison d'arrêt avant de se recueillir pendant une minute de silence, pour réclamer "justice et vérité pour Jamal".

"Jamal était un mec qui cherchait à faire sa vie. Il était dans une démarche de construction. C'est pourquoi on ne souscrit totalement pas à la thèse du suicide. De plus, on n'a pas vu de traces de strangulation de son cou. Il y a beaucoup d'incohérences", a estimé un porte-parole de la famille, Hassan M'Barek.

Une autopsie du jeune homme, décédé à l'hôpital Max-Fourestier à Nanterre, a été menée dimanche. Elle conclut "à un décès consécutif à une asphyxie et ne relève pas de traces d'hématomes profonds ni de violences", selon une source proche de l'enquête. Le détenu se serait pendu aux barreaux de sa cellule avec son pantalon.

Le jeune homme, condamné à quatre ans de prison dont six mois avec sursis pour trafic de stupéfiants, a tenté de se suicider par pendaison le 3 octobre alors qu'il était à l'isolement. Selon l'Administration pénitentiaire, le détenu avait été placé au quartier disciplinaire après avoir agressé "un personnel de surveillance". Le 3 octobre, il avait comparu devant la commission de discipline de la prison et "avait violemment réagi en se tapant à plusieurs reprises la tête contre le mur", assurait l'Administration pénitentiaire.

Une explication qui n'avait pas convaincu  la soeur du détenu, Ghariba Ghermaoui "C'est nous qui nous sommes étonnés de la marque rouge que mon frère avait sur le front. Il a des griffures au niveau des poignets et plusieurs hématomes mais bizarrement pas de trace au niveau de son cou".


Une marche silencieuse est prévue samedi à 13h30 dans le quartier du Luth à Gennevilliers dont était originaire le jeune homme.

Voir le reportage de Virgine Delahautmaison et Noé Salem.

Sur le même sujet

Paris : les soignants de la maternité de l'hôpital Lariboisière appellent “à l'aide”

Les + Lus