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Manifestations de policiers sur les Champs-Elysées

Des centaines de policiers ont manifesté hier soir pour soutenir leur collègue mis en examen pour homicide volontaire.

Par Vanessa Hirson (avec AFP)

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Manifestation de policiers sur les Champs Elysées

Plusieurs centaines de policiers ont défilé hier soir sur les Champs-Elysées. Une manifestation spontanée pour protester contre la mise en examen d'un de leurs collègues pour "homicide volontaire". Le fonctionnaire a abattu un multirécidiviste en fuite à Noisy le Sec le week-end dernier.

A l’appel de plusieurs syndicats, des policiers ont manifesté hier soir à Bobigny devant la Direction territoriale de la sécurité de proximité (DTSP) contre la mise en examen d’un de leurs collègues « pour homicide volontaire » après la mort d’un jeune à Noisy-le-Sec. . Ils se sont ensuite rendus en milieu de soirée sur les Champs-Elysées.

"Nous sommes ici pour défendre notre collègue injustement mis en examen. Il a agi en état de légitime défense face à un individu très connu des services de police, sur lesquels notre collègue avait jeté une grenade, parce que cet individu avait des armes de poing et qu’il était très dangereux", déclarait un policier en civil sous couvert de l'anonymat.

Le cortège, composé d’une centaine de véhicules, dont des voitures de police civiles et d'autres siglées "police" toutes sirènes hurlantes. Après l'avenue des Champs-Elysées, les "policiers manifestants" ont voulu se rendre devant le ministère de l'Intérieur, Place Beauvau, mais l'accès leur a été bloqué par les forces de l'ordre.

Reçus par le cabinet du ministre de l'Intérieur

Les trois syndicats de gardiens de la paix ont quand même fini par être reçus en fin de soirée au cabinet du ministre de l'Intérieur. Ils ont demandé que le policier puisse continuer à toucher son salaire malgré sa mise en examen et et son interdiction d’exercer.

"Nous sommes venus demander un soutien de l'Etat au ministère de l'Intérieur et dénoncer le non respect de la présomption d'innocence pour notre collègue", a déclaré Jean-Claude Delage, secrétaire général d'Alliance, deuxième syndicat de gardiens de la paix.

Mise en examen après une légitime défense contestée

La version de la légitime défense invoquée par le fonctionnaire de 33 ans a été mise à mal par l'autopsie et un témoignage, selon lesquels la victime, un homme en fuite, multirécidiviste et recherché pour vol à main armée, a été tué d'une balle dans le dos.

Le policier, âgé de 33 ans, a été mis en examen pour homicide volontaire et placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction d'exercer.

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