• SOCIÉTÉ
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SPORT
  • FAITS DIVERS
  • CULTURE

Mineurs étrangers isolés: des solutions en vue

Le conflit entre l'Etat et le Conseil général de la Seine-Saint-Denis sur ce dossier semble s'apaiser.

Par Emmanuelle Hunzinger

video title

Mineurs isolés, la fin du bras de fer

L'Etat a fait des propositions en vue de mettre fin au conflit qui l'oppose avec la Seine-Saint-Denis sur le dossier de l'accueil des mineurs isolés. Depuis le début du mois, les services du département n'accueillaient plus les jeunes étrangers isolés.

L'Etat a fait des propositions en vue de mettre fin au conflit qui l'oppose avec la Seine-Saint-Denis sur le dossier de l'accueil des mineurs isolés. Depuis le début du mois, les services du département n'accueillaient plus les jeunes étrangers isolés. Le président du Conseil général, souhaitait alerter sur le désengagement de l'Etat.

Un mineur étranger isolé sur six arrive en Seine-Saint -Denis. Le département prend en charge plus d'un millier de mineurs sur six mille qui arrivent chaque année sur le territoire. Ce sont des jeunes enfants étrangers sans parents. Ce phénomène a pris de l'ampleur jusqu'à atteindre 6000 arrivées en France l'an dernier. Ils sont originaires d'Inde, du Pakistan ou du Mali. La plupart arrive à l'aéroport Charles-de-Gaulle. Depuis 2007, ils sont pris en charge par l'Aide Sociale à l'Enfance qui dépend des services du département. En 2011, le budget du Conseil Général de Seine-Saint-Denis pour venir en aide aux mineurs isolés s'élevé à 42 millions d'euros.

Depuis le mois de juillet  un bras de fer entre les services du département et l'Etat s'est engagé. Claude Bartolone, président PS du Conseil Général, a annoncé que le département ne prendrait plus en charge au 1er septembre l'accueil de ces mineurs, une dépense lourde pour le budget de ce département déjà endetté.  Il en appelle à l'aide de l'Etat. Malgré l'ultimatum de Claude Bartolone, les jeunes étrangers n'étaient pas laissés à la rue mais renvoyés vers les services de la PJJ,  la Protection Judiciaire de la Jeunesse qui dépend de l'Etat.

Depuis le début du mois, la situation semblait bloquée. Hier l' Etat a fait un geste. Le préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert a annoncé une série de mesures.

"Une répartition plus équitable et homogène de l'accueil des mineurs isolés par le ministère de la Justice avec d'autres département que le 93"

"Un soutien financier plus large au dispositif d'orientation géré par la Croix-Rouge."

"Des contrôles renforcés par la Police aux frontières"

En contrepartie les pouvoirs publics attendent que le Conseil général reprenne ses missions d'accueil des mineurs isolés placés dans ses servives sur décision de justice.

Des questions se posent néanmoins sur les modalités d'application de ces mesures.

Voir le reportage de Norbert Cohen et Yves Dewulf.

Sur le même sujet

Seine-et-Marne – Les premières vendanges montrent des raisins marqués par les aléas climatiques

Les + Lus