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Mort d'Agnès: le lycéen reconnait l'avoir tuée

Par Christian MEYZE/AFP

Le lycéen suspecté du meurtre d'Agnès, la collégienne du Chambon-sur-Lignon dont le corps a été retrouvé calciné en Haute-Loire, est accusé d'assassinat et de viol, a annoncé le parquet de Clermont-Ferrand, insistant sur la préméditation de l'acte. Il a été mis en examen.

"Une information judiciaire a été ouverte pour assassinat et viol", a déclaré devant la presse le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat.
 "Elle a été tuée de façon extrêment violente et brutale", a ajouté le procureur, insistant sur la préméditation de l'acte, pour lequel le lycéen s'était muni d'"objets", que M. Coquillat n'a pas souhaité détailler.


 La mort de la jeune fille remonte à mercredi, jour de sa disparition.


 Le lycéen, âgé de 17 ans, avait été mis en examen pour agression sexuelle sur une mineure en août 2010 dans le Gard. Il avait ensuite effectué quatre mois de détention provisoire avant d'être placé sous contrôle judiciaire fin 2010.

La  première victime présumée du jeune homme d'origine gardoise, qui avait 16 ans au moment des faits, était mineure. Il est en attente de son procès dans cette affaire.


 "Il avait un contrôle judiciaire qu'il respectait. Il était suivi par un psychiatre, puis un psychologue dans l'établissement", a précisé le procureur, insistant sur le fait
que le lycéen avait été jugé réinsérable dans l'établissement.


 L'adolescent a vécu "toute son enfance" à Nages-et-Solorgues (Gard), selon le maire de cette commune de 1.300 habitants située à l'ouest de Nîmes.
 "Je suis tombé des nues quand la gendarmerie me l'a appris ce matin", a affirmé l'élu, Jean-Baptiste Esteve, précisant qu'il connaissait "très bien" les parents du jeune homme, "des gens adorables, estimables et gentils", pour qui "c'est fini" depuis la mise en examen de leur fils.
 Quant au suspect, c'est un "garçon calme, sans histoire, comme tous les adolescents", a-t-il précisé, sans pouvoir donner plus d'informations sur les faits qui lui sont reprochés dans le Gard.
  Le lycéen, dont la garde à vue en Haute-Loire a expiré en fin de matinée, a été
déféré en début d'après-midi.

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