Olivier Besancenot devant la justice

© AFP/PHILIPPE HUGUEN
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Il comparaît avec quinze postiers pour séquestration et entrave à la liberté du travail.

Par Valentine Ponsy avec AFP

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Olivier Besancenot devant la justice

Des personnalités politiques de la gauche sont attendues à partir de 13 heures devant les grilles du palais de Justice de Nanterre pour soutenir le plus célèbre postier de France : Olivier Besancenot comparaît avec 15 collègues pour avoir "séquestré" des cadres de la Poste en mai 2010.

16 postiers dont le leader du Nouveau Parti Anticapitaliste comparaissent devant le tribunal correctionnel de Nanterre. Des cadres de la gestion des ressources humaines de La Poste, les accusent de les avoir séquestrés pendant plus de deux heures lors du conflit contre le projet "Facteurs d'avenir".

Voir ci-contre le reportage de Nicole Bappel et Yves Léopold Dewulf.

Les faits remontent au 10 mai 2010, lors d'un mouvement de grève contre la retruscturation de la distribution du courrier. Une quarantaine de salariés grévistes du groupe postal, dont certains étaient en grève depuis le 26 avril, avaient occupé pendant plusieurs heures les locaux de la direction départementale de l'entreprise à Nanterre, exigeant de rencontrer le patron départemental, Jean-Claude Sénat. Dans l'attente d'une rencontre, les salariés, dont des représentants des syndicats SUD-PTT 92 ou CGT-PTT 92, en pointe dans le mouvement, s'étaient réunis dans le hall donnant accès aux bureaux de la direction, coinçant alors les cadres dans les escaliers entre deux étages.

Olivier Besancenot a jugé lundi au micro d'Europe1 qu'il "n'avait rien à se reprocher". "On n'a rien à faire sur les bancs du tribunal", a-t-il regretté.

"Une nouvelle fois, ce n'est pas de licencieurs, des tueurs d'emploi ou des patrons qu'on va retrouver sur les bancs du tribunal, ce sont des travailleurs dont le seul crime est de ne pas courber l'échine", s'est défendu Olivier Besancenot.

Plusieurs personnalités politiques de gauche parmi lesquelles Nicolas Hulot (EEV), Benoît Hamon (PS) et Arlette Laguillier (LO) Monseigneur Jacques Gaillot et Annick Coupé (Solidaires) sont venus soutenir Olivier Besancenot.

Les 16 prévenus encourent une peine maximale de cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

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