Pantin: un forcené se rend, l'autre se tue

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Deux frères jumeaux s'étaient retranchés dans un pavillon.

Par AFP

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Forcenés, une fusillade à Pantin

Cette opération d'envergure à Pantin en Seine Saint Denis. Une centaine de policiers ont été mobilisés pour tenter de déloger deux frères qui s'étaient barricadés dans leur pavillon. L'un d'eux s'est rendu mais l'autre, qui avait tiré sur la police, s'est finalement suicidé.

Les deux hommes s'étaient retranché mercredi matin chez leur mère de 96 ans dans un pavillon de Pantin (93). L'un s'est rendu à la police, qui a essuyé deux coups de feu. Selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, le second forcené, s'est suicidé.

> Voir ci-contre le reportage de Audrey Gordon et Olivier Badin.

Selon les tout premiers éléments de cette enquête, vers 6h00 mercredi, deux jumeaux,

Richard et Bernard L., âgés de 60 ans, dont l'un souffrirait de troubles psychiques,

se sont rendus au domicile de leur autre frère dans le XVIIe arrondissement de Paris.

Ils ont tiré sur la porte du domicile de ce dernier avec une arme de poing. Les deux jumeaux pratiquaient le tir sportif et étaient donc autorisés à détenir des armes. La police judiciaire de Paris a été immédiatement saisie.

"Il s'agit d'un conflit familial, le frère voulait faire soigner l'un des deux frères qui souffrait de problèmes psychologiques et avait arrêté son traitement depuis un certain temps", a expliqué Gille Aubry, contrôleur général de la PJ de Paris.

Les policiers ont ensuite appris que les jumeaux étaient susceptibles de se rendre

dans le pavillon de leur mère à Pantin, avenue du Pré-Saint-Gervais. Il a été aussitôt décidé, "en raison de la présumée dangerosité" de l'un des jumeaux, de faire appel à la Brigade de recherche et d'intervention (BRI - "anti-gang"), spécialisée et entraînée pour les interventions délicates, forcenés ou prises d'otages.

Des négociations se sont engagées avec les frères tandis que des policiers de la BRI sont entrés dans le pavillon. L'un des jumeaux, Bernard, a alors tiré dans leur direction, sans faire de blessé, provoquant un "tir de riposte" de la BRI en retour, selon les sources policières. Richard s'est rendu, l'autre, blessé à la main, non, ont-elles précisé.

Bernard est donc resté dans le pavillon, tandis que des négociations se sont poursuivies. En fin de matinée, "une détonation a été entendue dans le pavillon", selon Gilles Aubry pour qui le forcené "s'est donné la mort avec une arme de poing". "Beaucoup d'armes ont été retrouvées dans le domicile, des armes lourdes et longues.Il s'apprêtait à tenir une siège s'il n'avait pas été blessé à la main" a précisé le responsable.

D'après une source policière, Bernard Lascar était peut-être armé d'un M16, un fusil d'assaut, dont il aurait fait usage contre la BRI à deux reprises. Une précision qui n'a pas été confirmée par M. Aubry.

Le maire (PS) de Pantin, Bertrand Kern, a affirmé sur place à l'AFP que l'un des jumeaux était enseignant en informatique à Jussieu, et que les deux frères étaient des adeptes du tir en amateur.

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