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Procès Chirac : la relaxe générale requise

Cette semaine le procès entre dans sa dernière ligne droite avec les réquisitions et les plaidoieries.

Par Emmanuelle Hunzinger

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Le rappel des faits du procès Chirac

Le procès de l'ancien Président de la République se tient du 5 au 23 septembre devant le Tribunal Correctionnel de Paris. Cet après-midi, le parquet a requis la relaxe de Jacques Chirac et des neufs autres prévenus dans le volet parisien et celui de Nanterre.

Voir ci-contre le reportage de Laurence Barbry et Jean-Yves Blanc sur cette journée consacrée aux réquisitoires.

Voir ci-contre l'interview de Thierry Lévèque, journaliste, membre de la presse, auteur de "Intouchable? Chirac face aux juges" (éditions Delavilla)

Voir ci-contre le reportage de Laurence Barbry, Florence Gaillard et Jean-Yves Blanc sur la deuxième journée du procès.

Jacques Chirac ne sera pas présent à l'audience. L'ancien chef d'Etat a toujours dit qu'"il assumerait ses responsabilités, qu'il souhaitait que ce procès ait lieu et aille à son terme" a rappelé son avocat  Maître Jean Veil. Pourtant ses avocats ont annoncé samedi, rapport médical à l'appui, que l'ex-président de la République, qui aura 79 ans en novembre, "n'a plus l'entière capacité de participer au déroulement des audiences" Le rapport transmis au tribunal a été rédigé par le professeur Olivier Lyon-Caen, éminent neurologue de la Pitié-Salpêtrière, cet été à la demande de la famille de M. Chirac.

Sur cette question de santé, voir le reportage de Laurence Barbry et Yves Dewulf réalisé le samedi 3 septembre.

Le président de la 11e chambre correctionnelle, Dominique Pauthe a tranché, le procès va se poursuivre. Le tribunal a autorisé Jacques Chirac a être représenté par ses avocats.

Voir ci-contre le reportage de Laurence Barbry et Olivier Badin sur la première journée.

Que lui est-il reproché? Jacques Chirac est soupçonné de "détournement de fonds publics", "abus de confiance" et "prise illégale d'intérêts" dans deux affaires remontant aux années 90. 21 personnes et 7 permanents du RPR, (ex UMP) auraient bénéficié d'emplois de complaisance à la Ville de Paris.

Que risque t-il? L'ancien chef d' Etat encourt 10 ans de prison et 150 000 euros d'amende.  Mais la transaction entre l'ancien Président et l'actuelle municipalité, qui a abandonné ses poursuites, éloigne les risques d'une condamnation sévère.

Un feuilleton judiciaire: le premier procès s'ouvre le 7 mars dernier mais il est ajourné au bout de 48 heures. L'avocat d'un des 9 co-prévenus de Jacques Chirac a soulevé une QPC, une question prioritaire de constitutionnalité visant à contester les délais de prescription. Le 20 mai, la Cour de Cassation rejette la QPC  -la question n'est pas transmise au Conseil Constitutionnel- et fixe une nouvelle audience pour le mois de septembre.

Voir le reportage de Laurence Barbry et Olivier Badin.

A regarder également, le rappel des faits, un reportage de Patrick Ferrante, Laurence Barbry et Didier Jan réalisé en mars 2011.

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