• SOCIÉTÉ
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SPORT
  • FAITS DIVERS
  • CULTURE

Roissy: grève des agents de sûreté

Aéroport: 5e jour de grève, le gouvernement veut un retour à la normale mercredi

Par EB/EH

video title

video title

Grève des agents de sûreté à Roissy.

Grève des agents de sûreté à Roissy. Plusieurs heures d'attente avant de passer les contrôles de sécurité.

Deux médiateurs nommés par le gouvernement devaient tenter mardi de trouver d'ici la mi-journée une issue au conflit qui perturbe depuis cinq jours le trafic aérien, les agents de sûreté maintiennent leur préavis de grève pour obtenir notamment une revalorisation salariale.

La grève des agents de contrôle des entreprises de sûreté aéroportuaire lancée vendredi perturbe les départs en vacances à Roissy notamment aux terminaux 2E et 2F.

Les files d'attente sont toujours très longues au passage du contrôle de sureté. Ce mouvement entraîne des retards au décollage. Ce matin ADP annoncait 30 mn d'attente environ au terminal 2F et 20 mn au 2E.

Faute d'avoir obtenu l'ouverture de négociations sur les salaires, les agents de sûreté aéroportuaire poursuivent leur 5e jour de grève. Ce mouvement prend de l'ampleur et s'étend à d'autres villes, dont Nice, Clermond-Ferrand et Rennes.

La grève a été lancée vendredi par les syndicats des entreprises de sûreté aéroportuaire,qui emploient 10.000 salariés (ICTS France, Securitas, Brink's, AlyziaSûreté, I Sec, Vigimark, Samsic, Serris, Securus). Les agents de sûreté aéroportuaire sont chargés du contrôle avant l'embarquement. Le conflit porte sur les conditions de travail et les salaires.

D'après le syndicat CGT. Sur le site de l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle : 80% des personnels de la sureté aéroportuaire de Roissy sont en grève, la société Alyzia ayant rejoint le conflit ce matin.


Les syndicats des agents de sureté invitent aujourd'hui les organisations patronales à une négociation de branche, négociation "qui doit s'organiser sans chantage", annonce un représentant de la CGT. Le Syndicat des entreprises aéroportuaires (Sesa, patronat) avait proposé une rencontre aux syndicats lundi à 14H30.  La réunion a été annulée avait annoncé le Sesa, les organisations syndicales des agents de sureté ayant refusé de lever le préavis, avant le début des négociations. Une première tentative de discussion, dimanche avait été qualifiée de "stérile" par la CGT.

A l'aéroport d'Orly, la situation est normale, selon ADP.

Quelles sont leurs revendications ? Les agents de sûreté aéroportuaire demandent une revalorisation de leur salaire (+ 6 % sur 3 ans, soit 150 euros par mois), de meilleures conditions de travail ainsi qu’une optimisation de leurs plannings. Aujourd’hui, un agent de sûreté gagne entre 1 100 à 1 400 euros en moyenne, selon les syndicats et 1 600 euros selon le patronat.

Le ministre des Transports Thierry Mariani a jugé vendredi "révoltant de prendre à nouveau en otages les passagers (..) le jour d'un grand départ en vacances" et demandé "l'examen rapide" de la proposition de loi UMP visant à encadrer le droit de grève dans le transport aérien. Il s'agirait notamment d'imposer aux grévistes de se déclarer 48 heures à l'avance et aux entreprises d'informer les passagers sur l'état prévisible du trafic 24 heures avant la grève. 
Mme Kosciusko-Morizet, avait souligné qu'il n'était "pas question de laisser les Français pris en otage par ce conflit à l'occasion des vacances de Noël"."Le gouvernement à tort, ce sont les patrons qui prennent en otage les voyageurs. Ils pouvaient négocier depuis début décembre, ils nous ont poussé à la grève", a expliqué Danielle Hanryon déléguée CGT chez ICTS.

Le gouvernement a exprimé mardi sa détermination à obtenir un retour à la normale mercredi dans les aéroports, quitte à recourir aux forces de l'ordre, après cinq jours de grève d'agents de sûreté qui continuait de perturber Roissy et Lyon.

"Le gouvernement veut assurer le départ des passagers à tout prix", a souligné le ministre des Transports, peu après l'annonce par le ministre de l'Intérieur Claude Guéant que les forces de l'ordre se substitueraient aux grévistes en cas de besoin.

M. Mariani a critiqué "l'état d'esprit du patronat" et regretté qu'en dépit d'un dépôt de préavis le 8 décembre, "les négociations n'ont été ouvertes que la veille du conflit".


Voir les reportages de Maud de Bohan et de Didier Jan, ci-contre

Sur le même sujet

Melissa Bell, l'invité de Florent Carrière, Dimanche en politique France 3 Paris -Île-de-France, dimanche 21 avril 2019

Les + Lus