Top 14: un derby décisif!

Samedi le Stade Français rencontre le Racing Métro 92 au Stade de France. Objectif: gagner sa place en finale du Top 14.

Par EH/Reuter/AFP

Le Racing-Métro et le Stade Français se disputent une place en phase finale du Top 14 demain au Stade de France. Entre le Stade Français, club phare des années 2000 (champion de France en 1998, 2000, 2003, 2004, 2007) et le Racing, qui a renoué ambitieusement avec l'élite en 2009, la rivalité est grandissante.

C'est "le rendez-vous de la saison". Les enjeux: une qualification en phase finale et tenir son rang de meilleur club de la région.

Pour les Racingmen, l'équation est claire: en cas de victoire, le club des Hauts-de-Seine est qualifié et le rival parisien, éliminé. En cas de défaite, le Racing sortirait des six premières places et jouerait le tout pour le tout à Agen lors de la dernière journée, tandis que les Parisiens se rendront à Biarritz.

Sixième avec 59 points à deux journées de la fin de la saison régulière, le Racing n'a besoin que d'une victoire pour se qualifier pour les phases finales et éliminer le Stade Français.

Les hommes du Stade Français, septièmes avec 57 points, doivent de leur côté l'emporter pour rester toujours en course avant un dernier déplacement à Biarritz.

"Ce n'est pas une finale. C'est plutôt un huitième de finale que l'on joue. On a un huitième de finale aller contre Paris et un huitième de finale retour à Agen", a résumé le manager du Racing, Pierre Berbizier.

"C'est un peu notre finale. On n'a pas le droit à l'erreur. Si on perd, on s'arrête. C'est un match important, capital. On a besoin de points, eux aussi. L'enjeu du derby est là ", a dit de son côté le demi de mêlée du Stade Français Jérôme Fillol.

Conscients du contexte chargé de la rencontre, les deux clubs ont choisi d'effectuer une mise au vert, deux jours avant pour les Banlieusards -dont la saison a été perturbée cette année par des conflits internes-  la veille pour les Parisiens.

A la différence des premières confrontations remportées à Colombes, 20-18 en novembre 2009 et 15-13 en décembre 2010, les Racingmen ont choisir de recevoir au Stade de France, un lieu qui n'a pourtant pas de secrets pour les Parisiens.

"C'est un peu notre maison. On connaît bien le stade, la pelouse. On s'y sent comme chez nous. On a l'habitude d'y jouer. On considère qu'on n'est pas trop à l'extérieur", a reconnu le demi de mêlée Jérôme Fillol.

"Il y a de l'engouement et de l'intérêt. Cela porte en Ile-de-France et à Paris, un peu comme le derby du Pays basque (Biarritz-Bayonne-NDLR). Samedi, cela peut avoir de l'importance pour la suprématie entre les deux clubs", a constaté Fillol.

Deux clubs, Un derby

L'histoire de ce derby remonte aux premières finales du championnat de France. La toute première, le 20 mars 1892, fut remportée 4-3 à Bagatelle par le Racing club de France, ancêtre du Racing-Métro, puis la saison suivante, le Stade Français prit sa revanche 7-3 à Bécon-les-Bruyère.

Depuis le retour dans l'élite du Racing en 2009, les deux clubs ont revendiqué deux projets opposés, l'un fondé sur la tradition et l'histoire passée, pour le Racing, l'autre sur l'innovation et le "buzz" permanent, pour le Stade Français.

"Il y a deux équipes avec de l'ambition, deux types de jeu différents, deux cultures différentes, deux manières d'organiser un match au Stade de France, c'est bien d'avoir différents modes qui s'affrontent", a souligné Michael Cheika.

Pour fêter les 130 ans du club, les Racingmen revêtiront la tenue de leurs aïeux de 1882, le maillot indémodable ciel et blanc, un short et des chaussettes noires. Leurs voisins parisiens sa pareront de rose.

Ce soir, en direct dans notre journal, Jacky Lorenzetti, le président du Racing Métro 92.

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