Violeur en série : la psychose s'installe

Nombreux signalements quotidiens, interpellations et même gardes à vues infructueuses, le violeur en série inquiète.

Par Christian MEYZE

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Entre psychoses et rumeurs, affaire du violeur

Nombreux signalements quotidiens, interpellations et même gardes à vues infructueuses, le violeur en série inquiète.

Depuis le 13 janvier, depuis ce jour où la police judiciaire a décidé de rendre public le portrait-robot d'un violeur "en série" qui a déja frappé au moins trois fois en Ile-de-France, c'est une sorte de psychose qui s'est très vite installée.

Depuis cette date, les appels téléphoniques, les signalements émanants de témoins qui pensent avoir vu l'homme, se multiplient comme jamais. Et ils viennent de partout en Ile-de-France, comme si le violeur sillonnait la région!

Et ces jours-ci, chaque agression commise par un individu à la peau noire est aussitôt attribuée au violeur en série!

Bien sûr chaque appel, chaque signalement, fait l'objet de vérifications immédiates de la part des enquêteurs.

Comme toujours, lorsqu'il est décidé de lancer un appel à témoins et de diffuser un portrait-robot, il s'agit d'une décision importante et longuement pesée. Car comme toujours en pareil cas, les enquêteurs savent à la fois qu'ils rendent ainsi publics des éléments de l'enquête qui peuvent aider le suspect, mais ils savent également que les signalements peuvent être nombreux et sans objet réel.

Dans cette affaire, depuis le 13 janvier, c'est bien d'une psychose qu'il s'agit, et ce n'est sans doute pas le violeur qui sillonne la région (il aurait été vu un peu partout en Seine-Saint-Denis, mais aussi dans les Yvelines et dans l'Essonne!), mais la rumeur...et les angoisses.

L'affaire, d'ailleurs, envahit davantage qu'une autre, nos conversations quotidiennes, les tweet et autres Facebook également, syndrome sans doute de l'affaire "Guy Georges", violeur en série qui frappait dans Paris dans les années 90. C'est d'ailleurs ainsi que la rumeur surnomme le violeur: "le nouveau Guy Georges"!

Pour l'heure, aucun signalement, aucune des vérifications n'ont apporté quoi que ce soit de nouveau. Les policiers disposent d'une empreinte ADN, et insistent sur le fait que l'homme porte sur le visage des scarifications clairement identifiables.

Le suspect, lui, un mois après le premier viol qui lui est imputé, le 23 décembre dernier, reste introuvable pour le moment et semble avoir, pour l'instant, interrompu sa série.

Toute personne disposant d'informations est invitée à contacter

l'état-major de la Police Judiciaire de Paris, 7j/7 et 24h/24, au

0 800 00 27 08 (numéro vert) 

ou par mail: ppj-appelatemoin@interieur.gouv.fr

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