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Jacques Rivette, cinéaste de Paris

Le réalisateur Jacques Rivette, lors du festival du film de Locarno, en Suisse, en 1991. / © KEYSTONE/MAXPPP
Le réalisateur Jacques Rivette, lors du festival du film de Locarno, en Suisse, en 1991. / © KEYSTONE/MAXPPP

Vendredi 27 janvier, le cinéaste Jacques Rivette est décédé à l'âge de 87 ans. Aux côtés de Godard ou de Truffaut, il appartenait à la Nouvelle Vague. Son premier film s'appellait "Paris nous appartient". Une ville qui traverse son oeuvre. 

Par Daic Audouit

Le cinéaste Jacques Rivette est décédé à l'âge de 87 ans. Il appartenait à la "Nouvelle Vague"

Paris traverse sa filmographie.

Tout d'abord, dans sa première oeuvre, "Paris nous appartient" réalisé en 1958. Conformément aux règles de la "Nouvelle Vague", il filme en décor naturel. Notamment le théâtre en plein air de la butte Montmartre. Le scénario raconte l'histoire d'une jeune troupe théâtrale qui prépare une représentation de Shakespeare. Les histoires sentimentales et romanesques (complots paranoïaques) s'imbriquent dans l'histoire de la pièce.

VOIR un extrait de "Paris nous appartient" (J. Rivette, 1958)
Extrait de "Paris nous appartient", de Jacques Rivette
"Le film est un beau témoignage visuel sur le Paris de son époque, montrant certains quartiers qui n'ont pas eu souvent les faveur du cinéma, à commencer par l'arrivée par les voies de la gare d'Austerlitz, vue dès le générique. L'errance se poursuit place Saint-Sulpice (avec Jean-Claude Brialy), place Émile Goudeau à Montmartre (avec Gianni Esposito) ou encore à la station de métro Dupleix, en nocturne. Le pont des Arts (sans le moindre cadenas !) est également de la fête, comme le quartier de l'Étoile au petit matin, les boulevards des maréchaux ou les vieux bistrots avec leurs taxiphones !", explique le critique Antoine Sire

En 2001, il reprendra ce thème dans "Va Savoir", un de ses derniers films considéré par la critique comme le versant lumineux de sa première oeuvre. Il s'amuse à filmer les mêmes décors dans les deux films. Les lieux romantiques clichés de Paris : le pont des Arts ou  les toits de Paris.

"Out1", film culte de 13 heures

Si son film le plus connu par le grand public est sans doute "la Belle Noiseuse" avec Emmanuelle Béart, les cinéphiles vouent un culte à "Out1", un film de 13 heures dont cet article du Monde retrace l'histoire mouvementée. Un film qui se déroule également à Paris. Celui des années 70 magnifié par la fantaisie des personnages. Jean-Pierre Léaud y joue de l'harmonica presqu'aussi bien que Charles Bronson

Un Paris qui n'est pas réaliste mais qui est pourtant bien réel. Un Paris transcendé par la métaphore théâtrale, Jacques Rivette s'amusant avec des histoires de complots. 

D'autres films ayant Paris pour cadre suivirent. Dans lesquels, on peut croiser Juliet Berto, Bernadette Laffont, Marie-France Pisier, actrices disparues et qui donnent beaucoup de nostalgie au Paris filmé en toute liberté par Jacques Rivette.

C'est le cas du "Pont du Nord" tourné en 1981 qui suit les aventures de Bulle et Pascale Ogier dans un Paris,à nouveau fantastique mais pas fantasmé, qui est alors en plein chantier. Jacques Rivette filme notamment beaucoup de terrains vagues, décor de cette course poursuite entre les deux héroïnes et la société secrète des "Max".

Il y a trois ans, Jacques Rivette avait fait don de toutes ses archives à la Cinémathèque. 

L'actrice Aure Atika lui rend un hommage original. Elle a tourné pour Jacques Rivette, mais dans le ventre de sa mère. 

 




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