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La radioactivité du Fort de Vaujours est 10 à 20 fois supérieure au niveau naturel sur au moins un point

© PhotoPQR/LeParisien/MaxPPP
© PhotoPQR/LeParisien/MaxPPP

Des mesures de radioactivité réalisées au Fort de Vaujours, (Seine-Saint-Denis), ont mis en évidence, sur un point d'un bâtiment, "un niveau de rayonnement 10 à 20 fois supérieur au niveau naturel".

Par Christian Meyze et AFP

Le Fort de Vaujours, à cheval sur la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis, a un long passé militaire et nucléaire. Il a servi de site de stockage de munitions pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a ensuite été exploité par la poudrerie nationale de Sevran, puis occupé par le centre d'études sur les poudres et explosifs du Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Des tests de détonateurs de bombes factices et des manipulations d'uranium y ont été réalisés. Le CEA a fermé ce centre en 1997.

L'avenir de cette friche de 45 hectares inquiète depuis des années riverains et élus écologistes.

L'ASN a été sollicitée en février dernier par la préfecture de Seine-et-Marne pour faire réaliser des mesures de radioactivité. Des mesures comparatives ont ainsi été réalisées le 25 février en trois points d'une casemate, par différents organismes, dont l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) et la CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information indépendante sur la Radioactivité).

Ces mesures "sont globalement cohérentes", selon l'ASN. Elles "ont montré la présence d'une radioactivité ajoutée à la radioactivité naturelle en deux points" : d'environ 10 à 20 fois supérieure au niveau attendu sur un premier point et d'environ deux fois le niveau attendu sur le second point.


L'Autorité de Sûreté nucléaire souligne cependant que "ces mesures restent limitées à un bâtiment spécifique et ne peuvent pas être considérées comme représentatives de l'ensemble du site". Elle estime également qu'elles ne sont pas "représentatives de l'exposition externe du corps entier aux rayonnements ionisants que pourrait subir un travailleur sur le site".

L'ASN indique donc, à l'issue de cette étude « qu' au regard des incertitudes subsistant quant à l'état radiologique du site, il appartient à Placoplatre (la société qui a racheté un partie du site et voudrait y extraire du gypse) de mettre en oeuvre les mesures adaptées pour assurer la radioprotection des travailleurs et de l'environnement au cours des opérations de démolition prévues » .

L'ASN ajoute qu'elle rendra un avis sur les modalités proposées par la société.

VAUJOURS EX-SITE CEA RADIOACTIVITE 93

Reportage Alexandra Marie et Matthieu Caillaud

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