Les salariés chargés du nettoyage de plusieurs hôpitaux parisiens en grève

Depuis lundi, les salariés chargés de la propreté dans les hôpitaux Cochin, Pompidou et Necker sont en grêve. Ils dénoncent les conditions de travail imposées par un nouveau prestataire.    

L'AP-HP a reconnu que certains gilets jaunes admis aux urgences avaient été fichés. (illustration)
L'AP-HP a reconnu que certains gilets jaunes admis aux urgences avaient été fichés. (illustration) © IP3 PRESS/MAXPPP

La Fédération de l'Équipement, de l'environnement des transports et des service Force Ouvrière a appelé ce lundi à la grève ses adhérents en charge du nettoyage des hôpitaux. L'appel a été suivi par les salariés des hôpitaux Cochin, Necker et Pompidou. En cause, les conditions de travail imposées par le nouveau prestataire Challancin. La grève du nettoyage est observée dans toutes les salles des hôpitaux concernés que ce soit les salles d'opération ou encore à la biberonnerie à Necker. Une situation "intenable étant donné le contexte sanitaire" concède Force Ouvrière. L'AP-HP a dénombré "environ 70" grévistes au sein du mouvement. 

Zainil Nizaraly, secrétaire général de la FEETS-FO dénonce de nouvelles conditions de travail "farfelues" parmi lesquelles, entre autres, la dématérialisation des fiches de paie pour des salariés dont l'accès à la technologie est souvent limité. Le syndicat craint la mise en place d'un dumping social. "Le prestataire veut remettre en question l'accés à un salaire minimum de 600 euros pour les salariés", s'insurge le secrétaire géneral. 


De son côté, le prestataire Guy Challancin s'est engagé auprès de l'Assistance Publique Hôpitaux de Paris à reprendre la totalité des personnels présents. Depuis lundi, des négociations ont lieu concernant la mise en place d'un service minimum demandé par le prestataire. Les représentants de Force Ouvrière ont refusé cette mesure selon l'AP-HP.


L'AP-HP dénonce des menaces et des dégradations 

Contactée par France 3 Paris Ile-de-France, l'AP-HP déplore durant la mobilisation des grévistes que certains non-grévistes aient été empêchés d'exercer dans les hôpitaux concernés. De plus, le service note la nécessité d'un recours aux forces publiques pour dissuader les grévistes d'entraver la possibilité des autres salariés d'assurer le service minimum et dit avoir constaté des dégradations dans certains locaux hospitaliers. Ces dégradations incluent notamment "le déversement de poubelles dans les halls d'entrée et sur la voie publique" . Enfin, l'association assure qu'un accord a été trouvé à Cochin et Pompidou et que des négociations sont toujours en cours à Necker.       

 

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