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De Londres à Paris, le paiement sans contact dans les transports... Vraiment sans contrainte ?

A Paris, le paiement sans contact dans les transports, c'est pour 2018. A Londres, le plus vieux réseau souterrain l'utilise depuis 2012. Son utilisation progresse, mais ne fait pas encore l'unanimité.
Le métro londonien.
Le métro londonien. © Tolga AKMEN / AFP
Un smartphone, une carte bleue, et hop, vous voilà dans le métro ! A Londres, finies les file d'attente aux automates pour acheter un ticket ou recharger sa carte, avec deux millions de trajets par jour, le sans contact ne cesse de gagner du terrain.
"Pay as you go !" "Payez et passez !" Le slogan séduit les usagers des transports de la capitale britannique. "C'est super pratique, j'ai le sans contact sur mon téléphone. C'est débité sur mon compte en banque, je pose et c'est tout !", confie ainsi un voyageur.

Pas vraiment sans contrainte

Alors vraiment sans contrainte le sans contact ? Pas si sûr. Car cette formule de paiement ne concerne que 23 % de la totalité des trajets.
Si le vieux ticket de métro est une espèce en voie de disparition, il y a l'indétrônable Oyster card, cette carte que l'on recharge au guichet. Moins chère sur abonnement mensuel, mais surtout, à en croire les voyageurs, beaucoup plus rassurante que le sans-contact;

"Si je laisse tomber ma carte bleue, tout le monde peut la prendre et l'utiliser sans même avoir à composer un code secret", explique un usager.

Le paiement sans contact, prisé des touristes

Transport for London, la société de transports, assure pourtant que les données restent anonymes. Si les Londoniens ne l'ont pas tous adopté, le paiement sans contact serait en revanche très prisé des touristes. Ce mode de paiement est même utilisé par des voyageurs d'une centaine de pays différents.
##fr3r_https_disabled##"C'est particulièrement intéressant pour les visiteurs qui ne sont pas familiers avec notre système de tarification. Ils n'ont pas besoin de faire la queue aux machines, ni de comprendre comment notre système un peu complexe fonctionne", explique Mike Tuckett, chef de la tarification chez TFL. "Par contre, parfois il faut faire attention : dans certains pays, les banques prélèvent parfois des frais supplémentaires à chaque passage."

A terme, le paiement sans contact équipera tous les bus et navettes fluviales de Londres. Les guichets et cartes d'abonnement ont cependant encore de beaux jours devant eux.
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