Manifestations des lycéens : 120 établissements perturbés en Île-de-France ce mardi

Des lycéens manifestent devant la Fontaine Saint-Michel à Paris (6e), ce mardi 11 décembre. / © Emilio Nunez - France 3 Paris - Île-de-France
Des lycéens manifestent devant la Fontaine Saint-Michel à Paris (6e), ce mardi 11 décembre. / © Emilio Nunez - France 3 Paris - Île-de-France

La mobilisation des lycéens se poursuit ce mardi 11 décembre alors que les syndicats ont lancé un appel à un "mardi noir". 80 lycées sont perturbés dans la région.

Par Marc Taubert avec AFP

Le mouvement, qui proteste notamment contre la réforme du bac, le système d'accès à l'enseignement supérieur Parcoursup et le service national universel (SNU), est né la semaine dernière dans le sillage de la colère protéiforme des "gilets jaunes" et se poursuivait ce mardi 11 décembre.
 
  • 20 lycées dont 3 bloqués dans l'académie de Paris sur 103 établissements.
  • 61 lycées perturbés dont 16 bloqués dans l'académie de Versailles sur 200 établissements.
  • 37 lycées perturbés dont 20 barrages filtrants dans l'académie de Créteil.
 

170 lycées en France

Quelque 170 lycées sont perturbés mardi matin, dont une soixantaine bloqués, dans le cadre de l'appel à un "mardi noir" lancé par des syndicats lycéens, qui réclament l'abandon de plusieurs réformes, selon un premier comptage national du ministère de l'Éducation nationale.

La veille, le mouvement avait pris de l'ampleur au cours de la journée, avec 450 établissements perturbés, selon un décompte officiel en fin de journée.
 

"Manipulation" menée par "l'ultragauche"

Dans son discours télévisé lundi soir, le président Emmanuel Macron n'a pas évoqué ce mouvement lycéen.

La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal a en revanche déploré mardi matin "une manipulation" menée par "l'ultragauche" et "certains députés de La France insoumise". Sur Sud Radio, elle a estimé que ce mouvement touchait toutefois "un nombre restreint de lycées, 400 au plus fort sur plus de 2.000".

"Mais ce qui est inquiétant, c'est que c'est tout de suite extrêmement violent", a-t-elle relevé: "On n'est d'ailleurs pas sûr que ça ne concerne que des lycéens. Il y a des bandes qui s'y greffent, et puis il y a une forme de manipulation de la part de groupuscules politiques et de certains partis politiques".
 

 

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