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Mort d'un supporter du PSG: un ultra condamné à trois ans ferme, l'autre acquitté

© MaxPPP
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Un ultra du PSG, Jérémi Banh, a été condamné mercredi à trois ans de prison ferme, reconnu coupable de coups mortels sur un autre supporter du club parisien, Yann Lorence, tandis que son co-accusé, Romain Lafon, a été acquitté par la cour d'assises de Paris.

Par France 3 Ile de France

L'accusation avait requis six ans d'emprisonnement contre chacun des accusés, qui répondaient de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Jérémi Banh, 35 ans, qui comparaissait libre, a été condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis. S'il "proteste encore aujourd'hui de son innocence", il ne fera "peut-être pas appel", selon son avocat, notamment car, après avoir effectué huit mois de détention provisoire, il peut espérer un aménagement de peine.

Pour son avocat, Me Vincent Nioré, il fait office de "victime expiatoire de faits commis par d'autres, dix, vingt, trente personnes qui n'ont jamais été interpellées". Jérémi Banh avait lors de sa garde à vue reconnu avoir porté quelques coups aux jambes de la victime avant de se rétracter. Bien qu'il ait été acquitté, Romain Lafon, 37 ans, reste en prison car il purge actuellement une peine de deux ans pour avoir agressé des supporters suédois de Malmö. A l'énoncé du verdict, sa mère a été prise d'un malaise.

Le verdict représente un "soulagement teinté d'amertume", car cela fait six ans que l'on fait croire à la famille de la victime que Romain Lafon est l'auteur des faits, a déclaré son avocat, Me Martin Méchin.

Yann Lorence avait succombé après deux semaines de coma

Alors âgé de 37 ans, Yann Lorence faisait figure d'ancien, rangé des voitures. Grièvement blessé le 28 février 2010 lors d'une soirée marquée par des affrontements entre supporters rivaux du club parisien, il avait succombé après deux semaines de coma. Dans son réquisitoire, l'avocate générale Maryvonne Caillibotte avait estimé que les deux accusés devaient être condamnés pour les faits qu'ils ont, selon elle, commis et non "pour tous ceux qui ont commis des violences". "On ne pourra pas leur faire payer le fait d'être là", devant la justice, "alors que d'autres n'y sont pas", a-t-elle souligné.

Selon des policiers, Romain Lafon s'est vanté d'avoir sauté à pieds joints sur la victime et a mimé la scène. Mais aucun témoin n'a raconté avoir vu une telle scène. Celle-ci n'a même pas pu exister, ont plaidé ses avocats, Mes Jacqueline Laffont et Martin Méchin, rappelant que les lésions relevées sur la victime ne correspondent pas.

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