Orly : ce que l'on sait de l'homme abattu

© Benjamin Cremel/AFP Photos
© Benjamin Cremel/AFP Photos

Une perquisition a lieu ce samedi au domicile l'homme abattu à Orly après son agression d'une militaire et la tentative de lui voler son arme. L'homme avait 39 ans. C'était une vieille connaissance des services de police, habitué des vols à main armée et du trafic de stupéfiants.

Par Christian Meyze

La journé de l'homme abattu à Orly a commencé tôt ce samedi 18 mars, au matin. Vers 06H55, l' homme a d'abord tiré sur trois policiers lors d'un contrôle routier à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise), au nord de Paris, blessant légèrement l'un d'entre eux à la tête avec un pistolet à grenailles. Il
a ensuite pris la fuite.

Fuite en avant ou programme établi

Puis il est repéré au sud de Paris, à une trentaine de kilomètres à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) où il fait irruption dans un bar en proférant des menaces et vole son véhicule à une femme. Il se rend ensuite à l'aéroport d'Orly, à une dizaine de kilomètres de là.

Vers 8H30, au premier étage du hall 1 d'Orly-Sud, il "essaye d'agresser une patrouille Sentinelle pour s'emparer de l'arme à feu de l'une des
militaires
" de la patrouille, composée de soldats de l'armée de l'air précisera le ministre de l'intérieur.
Selon le gouvernement, l'homme n'est pas parvenu à s'emparer du fusil d'assaut Famas que la militaire portait en bandoulière. Mais, selon un témoignage au contraire,, il a bien réussi, après avoir braqué la militaire avec le pistolet à grenailles qu'il avait utilisé à Garges, à se saisir du Famas avant d'être immédiatement abattu.

Cet homme, Ziyed Ben Belgacem, un français de 39 ans "est connu des services de police et de renseignement", selon le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux.
Selon les premiers éléments, il est né le 14 février 1978 et a des attaches dans le Val-d'Oise. Les papiers présentés à la police à Garges-lès-Gonesse sont ceux qui ont été retrouvés sur l'homme abattu à l'aéroport, précise la police.

L'homme n'était pas fiché S, mais fiché "J" au Fichier des personnes recherchées (FPR). Il était recherché par la police judiciaire pour des faits de vol à main armée. Il a été incarcéré de mars à novembre 2016. Son casier judiciaire comporte "neuf mentions" pour des faits de droit commun, dont des vols à main armée et du trafic de stupéfiants.

"Détecté comme radicalisé", il avait fait l'objet en 2015 d'une perquisition administrative, qui n'avait rien donné.

Samedi vers midi, les enquêteurs ont placé en garde à vue son père et son frère, des auditions menées notamment pour dresser son profil. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, confiée à la section antiterroriste de la Brigade criminelle (SAT), la sous-direction anti terroriste (SDAT) de la police judiciaire et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

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