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150 statuettes sont scannées dans l'enceinte du Quai Branly, une première mondiale

© Musée du quai Branly-Jacques Chirac
© Musée du quai Branly-Jacques Chirac

Le musée du quai Branly – Jacques Chirac a réalisé in situ une série d’examens scientifiques sur près de 150 oeuvres de ses collections grâce à un scanner médical portatif.

Par EB avec AFP

Pendant quatre jours, 60 statuettes et objets rituels d'Océanie, 50 d'Afrique, 36 des Amériques et 4 d'Asie ont été examinés. C'est une "première mondiale" explique le musée du Quai Branly, même si des objets anciens sont scannés depuis plusieurs années dans différents musées du monde, c'est la première fois qu'un scanner médical mobile portatif -- un appareil d'1,5 tonne -- est déplacé dans un musée.

Des d'objets peu ou pas déplaçables en raison de leur fragilité

Philippe Charlier, est le nouveau directeur du département de la recherche et de l'enseignement au Quai Branly. Il souhaite appliquer les techniques biomédicales les plus abouties "aux objets des populations du lointain » explique-t-il à l'AFP. Lundi, ce scanner été installé pendant une journée, sur le plateau ces collections du musée.

Pour les chercheurs, les questions sont multiples : Quels conduits intérieurs relient la bouche, le nombril et l'anus de cette statue? Quelles matières sacrificielles ont été déposées là? Quelles possibles restaurations anciennes sur celle-ci? Qu'y a-t-il au-dessous de ces croûtes d'huiles, de graisse, parfois de sang animal? Pourquoi ces raclages? Quelle cachette magique contient le ventre de ce fétiche? Comment ont été fixés ces coquillages sur ce crâne?

Des objets très anciens sont livrés au scanner

 Les 150 statuettes d'Afrique, d'Océanie et des Amériques livreront-elles, comme l'espèrent les chercheurs, tous leurs secrets ?

Voici plus vieux masque africain connu en vannerie d'écorce, cornes de boeuf, coquillages et graines, l'un des joyaux du musée parisien. Les deux dernières images permettent de voir l'intérieur du masque grâce à la technologie du scanner



Grâce au scanner, 150 statuettes du musée du quai Branly vont dévoiler (bientôt) leurs secrets

Dans certaines de ces statues, les chercheurs pensent découvrir des dents, des fossiles, des cristaux, des bijoux, des graines, des fragments de vêtements ou de suaires de personnages importants.  "C'est une autopsie virtuelle. Cette recherche doit apporter une meilleure connaissance anthropologique de la fabrication de l'objet et de son usage, et permettre de retrouver un peu d'un patrimoine immatériel", estime le docteur Charlier.  

A l'issue de cette session de scans, une équipe interdisciplinaire associant anthropologues, ethnologues, archéologues, historiens d'art, botanistes, zoologues étudiera pendant un an les coupes et les reconstitutions en 3D obtenues grâce aux scanner. Les résultats feront l’objet de publications scientifiques et d’un rendu au grand public.

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