L'arrivée du nouveau Vélib' à Paris tourne au “cauchemar”

© Bertrand Lambert/France 3 Paris
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Stations vides, vélos indécrochables, bug de l'application, tarifs en hausse. L'arrivée du nouveau Vélib' à Paris tourne au cauchemar pour les usagers. Une conférence de presse du directeur de Smovengo avait lieu ce vendredi après-midi à Alfortville.

Par France 3 Paris IDF/EB (avec AFP)

Des stations désespérément vides, des vélos indécrochables, un service clients à la peine, sans compter les tarifs en hausse: l'arrivée du nouveau Vélib' à Paris tourne au "cauchemar" des cyclistes et pourrait valoir de lourdes pénalités à son opérateur. Sur les 1.400 stations Vélib, le nouvel opérateur Smovengo n'en a déployé à ce jour, que 87.

Malgré cette attente, il n'y a pas eu de nouvelles annonces ce vendredi après-midi lors de la conférence de presse de Smovengo. Le directeur de Smovengo a expliqué et justifié les problèmes rencontrés par les usagers. Des propos recueillis par Pierre de Beaudouin et Gilles Bezou.




Lancé en fanfare le 25 octobre, le nouveau Vélib' vert, ou bleu pour sa version électrique et désormais métropolitain, devait être déployé dans 600 stations au 1er janvier, soit 50% de celles délaissées par l'ancien opérateur JCDecaux, et totalement déployé fin mars dans et autour de Paris. L'objectif avait ensuite été ramené à 300 stations mais mercredi, l'application mobile Vélib' Métropole n'en annonçait que 68. Pour expliquer les retards au démarrage, Smovengo avait évoqué un branchement électrique plus compliqué que prévu et un délai raccourci de six semaines par une action en justice de JCDecaux.

Depuis, la grogne ne cesse de monter chez les usagers de ce système de vélo-partage créé en 2007 à Paris, qui faisait la fierté de la capitale avec ses 300.000 abonnés dix ans après son lancement. Chaque jour sur Twitter, des clients mécontents racontent leurs déboires, "application qui bugue", "bornes en travaux", vélos indécrochables. Une pétition a été lancée sur Change.org - signée de près de 2.000 personnes vendredi pour réclamer une "compensation adéquate" et une "communication réelle et réaliste" sur les stations en état de fonctionner.




Dans une lettre ouverte au syndicat Vélib' Autolib' Métropole, le groupe écologiste au Conseil de Paris a demandé la gratuité du premier trimestre et souhaité que le syndicat "rende compte des conditions" de transmission de la délégation de service public entre les deux délégataires. Fin décembre, face au mécontentement des abonnés devant les stations démantelées, le syndicat regroupant élus parisiens et métropolitains avait annoncé des compensations (trois heures gratuites et des ristournes de prix), jugées insuffisantes.



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