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Le Centre Pompidou se souvient de la “Beat Generation”

L'expo Beat Generation au Centre Pompidou
Le Centre Pompidou met à l'honneur la Beat Generation, dans une exposition à découvrir jusqu'au 3 octobre 2016. Initié par le romancier américain Jack Kerouac, ce mouvement artistique annoncera, dans les années 50, la libération sexuelle, puis les mouvements de mai 1968.

Le Centre Pompidou met à l'honneur la Beat Generation, dans une exposition à découvrir jusqu'au 3 octobre 2016. Initié par le romancier américain Jack Kerouac, ce mouvement artistique annoncera, dans les années 50, la libération sexuelle, puis les mouvements de mai 1968.

Par Mélissa Genevois/France 3 Paris IDF

La Route est longue : 36,5 mètres exactement. Le célèbre tapuscrit du roman de Jack Kerouac trône. Une route qui se déroule au milieu de l’exposition du Centre Pompidou. C’est en compagnie d’autres de ses précurseurs, comme Allen Ginsberg ou encore William S. Burroughs, que la Beat Generation révèle ses secrets, entre clichés oubliés et musiques endiablées.

Au fil de ses méandres, l’exposition Beat Generation, jusqu'au 3 octobre 2016, propose de se perdre dans ce courant littéraire et artistique emblématique des années 40 à 60. Un voyage composé d’errances musicales et photographiques.

C’est avant tout au rythme du bebop et du jazz, au travers des mots de Louis Amstrong que cette génération se forme. Créer de la richesse spirituelle à partir de la pauvreté matérielle, c’est l’idée fondatrice de cette Beat Generation créée par Jack Kerouac : "Tout m’appartient car je suis pauvre", disait-il.

Puis à travers ces voyages, ces miles parcourus, c’est aussi un virage spirituel qui s’opère. Ces beatniks deviendront les précurseurs de la libération sexuelle dans une Amérique puritaine, les initiateurs des hippies de Berkeley et Woodstock de la fin des années 60.

Paris fondatrice

L’histoire commence surtout à Paris, où une bande d’illuminés, de clochards tant dépravés que célestes, se retrouvent. Le Beat Hotel, c’est dans ce taudis tenu par Madame Rachou, qu’Allen Ginsberg, Peter Orlovsky, Gregory Corso, Robin Cook et tant d’autres se retrouveront pour collaborer et parfois créer. C’est en effet dans cet hôtel que Ginsberg rédigera son poème "Kaddish". C’est aussi là que Burroughs rencontrera son amant et manager Ian Sommerville.

Cette quête de liberté soulèvera quelques années plus tard le premier pavé de Paris, un certain mois de mai 68.

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