Covid-19 : 1 contamination sur 3 liée au variant Omicron à Paris

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Omicron ne cesse de progresser en Île-de-France. A Paris, plus d'1 contamination sur 3 est liée à ce variant. Selon, Anne Souyris, adjointe à la Maire de Paris en charge de la Santé publique, le gouvernement n'a pas anticipé.

"Plus d'une contamination sur trois semble liée à Omicron, d'après les criblages qui sont réalisés sur les tests chaque jour", a annoncé ce mardi Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement à l'issue d'un entretien avec le premier ministre, Jean Castex.

Le variant Omicron présent dans 34,3 % des cas

Les contaminations augmentent en Île-de-France et à Paris et ce malgré une couverture vaccinale importante, plus de 81 % dans la capitale. Le taux d'incidence s'élève désormais à 537 cas pour 100.000 habitants au niveau national et 624,5 cas pour 100.000 habitants en Île-de-France. Dans la capitale, il atteint un taux record avec 888,1 cas selon les derniers chiffres de Santé Publique France.

Selon Covid-Tracker, citant des données de Santé France publique, le variant Omicron représente 34,3 % des cas de contamination à Paris. Le variant Delta reste néanmoins majoritaire avec 65,67 des cas positifs.

"Rien n’a pour autant été fait, en termes de prévention"

Anne Souyris, adjointe EELV à la mairie de Paris en charge de la Santé publique s'avoue inquiète mais semble surtout en colère. Elle dénonce la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement. "Ce qui est dommage, c’est que c’était prévisible. D’abord parce qu’il y a déjà quinze jours, nous avions des signaux très atypiques d’une montée très abrupte du taux d’incidence nettement supérieur à celui de l’été, laissant déjà préjuger d’un croisement des variants", souligne-t-elle.

Casser le thermomètre n’a jamais endigué une épidémie !

Adjointe à la Maire de Paris en charge de la Santé publique

Et de poursuivre : "Rien n’a pour autant été fait, non pas en termes de mesure d’interdictions mais en termes de prévention : pas de tests systématiques à l’école ni dans les lycées ni dans les universités par exemple, alors que nos voisins anglais ou même allemands le faisaient à hauteur de 2 tests par semaine. Au contraire monsieur Blanquer a allégé et non renforcé les mesures de prévention (...) pareil pour les lieux recevant du public, au lieu de remettre progressivement des jauges pour éviter et contaminations et fermetures à terme, rien n’a été prévu", fustige-t-elle dénonçant également le non remboursement des tests pour les personnes non vaccinées.

Face à l'envolée des cas de contamination, la Ville de Paris entend continuer sa campagne de tests dans les classes élémentaires, renforcer le respect des protocoles sanitaires en liaison avec le rectorat et augmenter le nombre de centres de vaccinations dont 3 spécifiques aux enfants dans la capitale.