Des agents de la Ville de Paris occupent l’Hôtel de Ville pour lutter contre une augmentation de leur temps de travail

Ce mardi, des membres de plusieurs organisations syndicales regroupant des agents de la Ville de Paris occupent l’Hôtel de Ville. Ils sont mobilisés contre la réforme de transformation de la fonction publique qui entrera en vigueur en janvier prochain.

Des agents municipaux de la Ville de Paris occupent le toit de l'Hôtel de Ville pour protester contre la réforme de la transformation de la fonction publique
Des agents municipaux de la Ville de Paris occupent le toit de l'Hôtel de Ville pour protester contre la réforme de la transformation de la fonction publique © Ludovic MARIN / AFP

Les agents municipaux de la Ville de Paris manifestent leur colère ce mardi. En cause, l’instauration dès janvier 2022 d’une réforme remettant en cause leurs acquis sociaux. Cette réforme doit mener à une augmentation du temps de travail des agents municipaux. Parmi les professions mobilisées se trouvent les égoutiers de Paris ainsi que les éboueurs et toutes les professions responsables de l’assainissement de la capitale. Plusieurs personnes mobilisées ont investi le toit et la cour de l’Hôtel de Ville tôt ce mardi matin. 

Les manifestants ont enclenché un mouvement de grève "massif et reconductible", explique Adèle Tellez dans un tweet. La déléguée syndicale CGT rappelle également que les agents protestent contre la hausse du temps de travail, à savoir un passage à 1607 heures par an contre 1550 actuellement sans aucune revalorisation des salaires. 

"Nous nous mobilisons pour défendre les acquis sociaux"

Dans une lettre adressée à l’édile de la capitale, Anne Hidalgo, la filière Traitement des Déchets Nettoiement Eau Égouts Assainissement de la Ville de Paris affirme ne pas s’être vu proposer de solution de sortie de crise lors d’un échange avec la maire de Paris et son adjointe ce mardi matin. "Si nous avons le sentiment d’avoir été écouté, aucune proposition ne nous a été faite", affirme le syndicat. Il demande qu’une nouvelle proposition soit faite à l’intersyndicale avec comme revendication principale le maintien du même nombre d’heures de travail qu’actuellement. 

Le collectif syndical demande également que soit mis en place un calendrier de négociations, conformément à la promesse du président de la Direction de la Propreté et de l’eau de la Ville de Paris Benjamin Raigneau. En effet, en novembre dernier, l’ancien DRH de la SNCF avait assuré lors d’un précèdent mouvement de grève vouloir "multiplier les espaces de dialogue" avec les agents municipaux avait-il confié dans les colonnes du Monde.

Un éboueur participant à la mobilisation que nous avons pu contacter dénonce ainsi que les acquis sociaux des travailleurs soient remis en cause malgré la pénibilité de leur tâche. Sur ce point, l’éboueur précise que l’espérance de vie des éboueurs de la Ville de Paris est 7 à 10 ans inférieurs à celle de la moyenne des ouvriers en France. Ce mardi, près de 90% des éboueurs de la capitale sont en grève.

De plus, il insiste sur le fait que le maintien des acquis sociaux est une donnée primordiale pour l’ensemble des corps de métier au sein de la Ville de Paris. Selon lui, cette difficulté s'illustre dans certains services comme celui des espaces verts de la Ville de Paris. "On demande que soit pris en charge de plus en plus d’espaces verts avec de moins en moins d’effectifs, ce n'est pas cohérent", poursuit-il. Ainsi, bien que la mobilisation concerne aujourd’hui principalement les agents de propreté, éboueurs et égoutiers, les conséquences de la réforme impacte l’ensemble des professions au sein de la Ville de Paris.

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