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Deux militants antispécistes en garde à vue après l'agression d'un boucher parisien

© PHILIPPE HUGUEN / AFP
© PHILIPPE HUGUEN / AFP

Un boucher a été agressé samedi sur son stand du marché couvert Saint-Quentin, situé dans le 10e arrondissement par des militants antispécistes. Ces deux personnes vont être déférées au parquet dans la soirée de lundi.

Par EB avec AFP

Deux militants étaient en garde à vue ce lundi après l'agression d'un boucher par des militants antispécistes samedi à Paris, a-t-on appris lundi de source policière. Les deux personnes doivent être déférées au parquet dans la soirée de lundi, annonce sur son site France Bleu Paris.

Samedi ce boucher a été attaqué sur son stand du marché couvert Saint-Quentin près de la gare de l'est dans le Xe arrondissement de Paris.  "Je préparais une commande pour un client. J'ai senti un liquide me toucher, j'ai mis la main à la tête, le liquide était très rouge. J'ai levé la tête, il y avait entre 15 et 20 individus devant l'étalage avec des slogans "liberté et défense des animaux", a témoigné le boucher sur BFMTV.
  
L'homme, qui vend de la viande bio, dit avoir "été frappé" et affirme que sa marchandise a été "détruite". Il n'a pas pu ouvrir son stand dimanche.

"C'est un boucher qui est dans la filière bio. Ce monsieur est dans une démarche de proximité, de suivi du bien-être animal", a affirmé à l'AFP Jean-François Guihard, président de la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT). Selon ce responsable, "choisir un marché en plein centre-ville, dans la capitale, ce n'est pas anodin"

"On ne peut pas laisser impunément des gens agir comme ça, on est dans un Etat de droit. On a tous des droits, mais on a aussi des devoirs et parmi nos devoirs, il y a le respect de l'autre et là, on a dépassé les bornes", a-t-il ajouté depuis Francfort où se tient le Salon international du secteur de la viande.

Des actes de vandalisme

En Ile-de-France, en juillet 2018, une boucherie de Jouy-en-Josas dans les Yvelines avait été attaquée par deux militants antispécistes. Vitrine brisée par des impacts de pavés, porte d'entrée abimée et une inscription "Stop spécisme" avait été laissée à la peinture sur la facade.

Le 1er septembre 2018 à Épinay-sur-Orge, dans l'Essonne, une boucherie avait  été vandalisée et l'inscription "Stop spécisme" était taguée en jaune sur la devanture. Là, encore la piste des extrémistes vegan était privilégiée.

Le spécisme est le fait de considérer l'espèce humaine comme supérieure aux autres espèces, dans le règne animal. Un point de vue combattu par les tenants de l'antispécisme, idéologie soutenue par certains militants vegans, qui condamnent toute forme d'exploitation de l'animal par l'homme.

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