En images : la mobilisation des sages-femmes à Paris

Les Sages-femmes, lors d'une marche à Paris en décembre 2013. / © Twitter / @mlemetayer
Les Sages-femmes, lors d'une marche à Paris en décembre 2013. / © Twitter / @mlemetayer

DIAPORAMA - Des milliers de sages-femmes ont défilé dans les rues de Paris ce jeudi, pour réclamer une meilleure reconnaissance de leurs compétences et une visibilité plus importante auprès du grand public. Elle devaient déposer un cahier de doléances à la ministre de la Santé Marisol Touraine.

Par Olivier Couvreur, avec AFP

Des milliers de sages-femmes de tout le territoire se sont données rendez-vous ce jeudi à Paris pour réclamer une meilleure reconnaissance de leurs compétences avec un statut de "praticien hospitalier", et une visibilité plus importante auprès du grand public. "Nous avons des sages-femmes venues de toute la France, mais aussi des rassemblements en province pour ceux qui n'ont pas pu se déplacer ainsi qu'à Cayenne, en Guadeloupe et à la Réunion", a expliqué Nicolas Dutriaux, du Collège National des Sages-Femmes de France (CNSFF).

Les organisateurs tablent sur environ 5.000 manifestants - étudiants sages-femmes compris - qui avaient prévu de défiler à la mi-journée de la place Denfert-Rochereau (XIV) jusqu'au ministère de la Santé (VIIe) pour présenter un cahier de doléances à la Ministre de la Santé Marisol Touraine, cahier de doléances constitué  après avoir organisé partout en France une sorte d'Etats Généraux des Naissance qu'elles demandaient depuis des années -en vain- aux multiples gouvernements qui se sont succédés. 

>> Voir notre diaporama ci-dessous : 

Le jeudi 7 novembre 2013, la marche des Sages-femmes à Paris



"Notre priorité, c'est d'obtenir une plus grande visibilité de notre profession, dont les compétences sont méconnues du grand public mais également de nos tutelles", a poursuivi Nicolas Dutriaux. Les sages-femmes "sont présentes dans 70% des naissances qu'elles sont capables d'assumer en toute autonomie", selon lui. Le responsable syndical a notamment cité le suivi gynécologique et la contraception comme faisant partie des compétences des sages-femmes.

La revendication principale des manifestants est d'obtenir le statut de praticien hospitalier pour les sages-femmes de la Fonction publique, afin qu'elles intègrent le personnel médical, et obtiennent une meilleure rémunération. Elles sont actuellement considérées comme personnel non médical, avec un salaire débutant à 1.400 euros nets par mois. "Nous ne voulons pas remplacer les médecins mais travailler en collaboration avec eux. Eux sont formés pour s'occuper des malades, nous pouvons suivre les femmes en bonne santé", a souligné M. Dutriaux.

Mercredi à l'Assemblée nationale, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a rappelé la programmation d'une rencontre au ministère, le 13 novembre, "pour que la concertation sur la revalorisation de leur métier (...) puisse s'engager". 

Les sages-femmes sont en grève illimitée depuis le 16 octobre, mais souvent réquisitionnées par les maternités.

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