Explosion d'un courrier piégé au FMI à Paris

Une enveloppe a explosé lors de son ouverture au siège du FMI (Fonds Monétaire International) situé à Paris. Une personne a été gravement blessés. François Hollande a qualifié "d'attentat" cette explosion. Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête.

Par VP avec AFP

# Ce qu'il s'est passé

Le courrier était piégé. Une enveloppe reçue au siège du FMI, situé au 66 avenue d'Iéna à Paris, a explosé lors de son ouverture. L'explosion s'est produite peu avant midi. Une personne a été blessée, il s'agit d'une assistante de direction.  La victime est "blessée au visage par des éclats ainsi qu'un blast aux tympans et est actuellement en traitement, sans qu'il y ait le moindre risque quant à sa vie ou à une urgence absolue", a déclaré sur place le préfet de police de Paris, Michel Cadot

Selon les premiers éléments de l'enquête, un pétard pourrait être à l'origine de l'explosion. Toujours selon Michel Cadot "Il semble que ce soit un engin pyrotechnique ou un gros pétard. C'est quelque chose de relativement artisanal. Ce n'est en rien une bombe notamment". Il a détoné à l'ouverture du colis, qui avait été envoyé par la poste. Trois personnes étaient également présentes dans le bureau au moment de l'explosion mais elles n'ont pas été touchées.

Le personnel a été évacué par mesure de précaution. Ils ont pu réintégrer les locaux en début d'après-midi. Le quartier des bureaux du FMI, situé non loin de l'Arc de Triomphe, a été également bouclé pendant quelques heures.

Le laboratoire de la Préfecture de Police a été dépêché sur place. La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête pour tentative d'assassinat et destruction par moyen explosif en relation avec une entreprise terroriste, et association de malfaiteurs terroriste criminelle. Les investigations ont été confiées à la Sous-direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
 

Ce jeudi soir des résidus de timbre grecs ont été retrouvés par la police. "Compte tenu de ces premières constatations, l'enquête s'oriente plutôt vers la piste d'un groupe anarcho-autonome", a précisé une source porche de l'enquête. Selon la police grecque, la mouvance anarchiste grecque serait à l'origine du colis piégé.

#"Nous sommes toujours visés"

Les réactions n'ont pas tardé à suivre. 
François Hollande a qualifié "d'attentat" cette explosion.  Le président de la République s'est exprimé auprès de l'Agence France Presse, il a déclaré "Nous sommes toujours visés. Là, en l'occurrence, c'est le Fonds monétaire international, mais c'est en France, c'est la France. (...) Nous sommes directement concernés". Il a ajouté que la personne blessée est "entre la vie et la mort". 

Christine Lagarde, directrice générale du FMI, a condammné cette "acte de violence". "J'ai été informée de l'explosion au bureau du FMI à Paris qui a blessé l'une de nos employées. J'ai été en contact avec le bureau et ma compassion va à nos collègues là-bas. Je condamne cet acte de violence lâche et réaffirme la résolution du FMI à poursuivre son travail pour assurer son mandat".
 

> Reportage de Norbert Cohen et Isabelle Audin

Courrier piégé au FMI

 

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