Après le confinement, le cinéma tente des expériences de projection en "drive-in"

Vendredi 12 juin, en Seine-et-Marne, le film "Mamma Mia" sera projeté sur écran géant. Partout en France, des initiatives se multiplient pour remettre au goût du jour, la projection de films en "drive-in".
Image d'illustration / Le cinéma en plein air, version "drive-in"
Image d'illustration / Le cinéma en plein air, version "drive-in" © MEHDI FEDOUACH / AFP

Lorsqu'on parle de"drive-in", on se projette immanquablement aux États-Unis. Des décapotables garées face à un écran de projection est souvent la première image qui nous vient à l'esprit.

Ce concept des années 50-60 qui a fait fureur aux États-Unis, est effectivement né outre-Atlantique. Le premier "drive-in" est organisé par un magnat de l'industrie chimique du New Jersey. C'est le 6 juin 1933 à Camden que se déroule la première projection en plein air. Le succès sera au rendez-vous, entre 1950 et le début des années 60, on comptera 4 000 "drive-in" à travers les États-Unis.

Mais si la popularité du drive-in marque l'histoire de l'Amérique, le procédé s'exporte en France. En 1970, lors de la création des Halles de Rungis, un cinéma drive-in y est installé. Il ne rencontra pas son public et périclita en quelques années.

Archives. Le 15 mars 1970, des passants sont interrogés pour savoir si ils ont l'intention de fréquenter le "drive-in" des Halles