Manque de reconnaissance, multiplication des missions : le ras-le-bol des sapeurs-pompiers

Les pompiers en intervention à Paris (image d'illustration) / © AFP
Les pompiers en intervention à Paris (image d'illustration) / © AFP

Sept syndicats de pompiers professionnels ont déposé un préavis de grève du 26 juin au 31 août pour dénoncer un système de secours malade et protester contre la dégradation de leurs conditions de travail.

Par F3 IDF / EB

"Le service public de secours est malade. On veut alerter les Français", a expliqué André Goretti président du FA/SPP-PATS, premier syndicat de pompiers professionnels.

Les pompiers sont en colère. Interrogé sur les revendications de la profession, un pompier syndicaliste explique : "nos missions ne cessent d'augmenter et nos effectifs stagnent". Les pompiers réclament plus d'effectifs et la revalorisation de la prime de feu. Ils protestent aussi contre les baisses de dotations de l'Etat.

Pour l'Ile-de-France, c'est en Seine-et-Marne que le mouvement est plus suivi. Paris et la petite couronne (93, 94, 92) ne sont pas concernés par cette mobilisation des pompiers car ce sont des militaires et ne peuvent donc pas faire grève.

"Nous voulons exprimer le ras-le-bol des pompiers face à un État qui n'assure plus un certains nombre de missions, et les laisse souvent démunis sur le terrain face à l'augmentation de la détresse humaine et des agressions contre eux", a déclaré André Goretti président du FA/SPP-PATS, premier syndicat de pompiers professionnels.

Malgré la grève, les secours seront assurés 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24


Les pompiers continueront à intervenir mais parfois en service réduit à partir de mercredi en raison de l'appel syndical à la grève prévu jusqu'au 31 août. "La population peut être rassurée, la distribution des secours continuera à être assurée 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24", a-ton ajouté à la FNSPF, sans plus de précisions sur l'ampleur attendue du suivi de la grève. "Les interventions continueront mais avec un service minimum" et des équipes réduites, a de son côté précisé M. Goretti.

Les sept syndicats mobilisés ont adressé un courrier mercredi dernier au ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, dans lequel ils dénoncent "un déni de dialoguesocial" et "les politiques et projets néfastes du gouvernement".

 

L'appel a été lancé par sept des neuf syndicats de pompiers professionnels, qui représentent 85% des 40.000 pompiers professionnels, une forte minorité chez les quelque 247.000 sapeurs-pompiers (militaires, professionnels, volontaires) de France.

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