Bouchons : des automobilistes ne comprennent pas les contrôles qui ralentissent le trafic

Ces embouteillages ont eu pour principale conséquence que beaucoup n’ont pu être chez eux à l’heure du couvre-feu et se sont exposés à des verbalisations de la part des forces de l’ordre.

Plus de 400 km de bouchons cumulés ont été enregistrés en Ile-de-France dimanche 31 janvier à 18 heures. © Maxppp - Vincent Isore
Plus de 400 km de bouchons cumulés ont été enregistrés en Ile-de-France dimanche 31 janvier à 18 heures. © Maxppp - Vincent Isore

Près de 400 km de bouchons ont été enregistrés sur les routes d’Île-de-France dimanche soir à 18h. C’est quatre fois plus que le niveau habituellement enregistré. Ces embouteillages ont eu pour principale conséquence que beaucoup n’ont pu être chez eux à l’heure du couvre-feu et se sont exposés à des verbalisations de la part des forces de l’ordre.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait annoncé dimanche une "augmentation de plus de 30%" des contrôles depuis samedi concernant le respect du couvre-feu à 18 heures, à l'occasion d'un déplacement dans les Yvelines pour superviser les opérations des forces de l'ordre. "Les Français doivent savoir qu'après 18 heures, ils ont beaucoup de chance de se faire contrôler et donc verbaliser", a ajouté le ministre.

 

"Manque de dicernement" de la police

Beaucoup, parmi les automobilistes, considèrent que les contrôles répétés de la police ont davantage ralenti la circulation, contribué à les rendre dans l’illégalité et donc que les verbalisations soient encore plus importantes. Sur les réseaux sociaux, certains ont du mal à cacher leur incompréhension.

Des réactions sont aussi venues de la bouche de responsables politiques parisiens. "Je ne crois pas que ce type d’action aide à l’acceptabilité des mesures...ils ne font courir aucun risque aux autres ou à eux-mêmes...un peu de discernement...sinon les citoyens vont se lasser...très vite...", réagissait hier soir sur Twitter le Premier adjoint à la Maire de Paris, Emmanuel Grégoire.

L'élu parisien a fait savoir que la municipalité va "faire passer le message à la préfecture de police que, dans la très longue liste des urgences à traiter, celle-là ne nous parait pas essentielle". 

 

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