L’IGPN saisie après des propos homophobes lors d'un contrôle de police

Les associations de défense des homosexuels et des membres de la communauté LGBT sont montées au créneau sur les réseaux sociaux et sur la toile en général.

Une voiture de police (Photo d'illustration). Gérard JULIEN / AFP
Une voiture de police (Photo d'illustration). Gérard JULIEN / AFP

Quartier de La Chapelle, dans le XVIIIeme arrondissement de Paris. Dans la soirée de lundi, deux fonctionnaires de police contrôlent un jeune homme. La situation va déraper et l’un des policiers va user de propos homophobes envers le contrôlé. Ce dernier est interpellé et menotté. La scène a été entièrement filmée par un riverain depuis son balcon. Elle dure une quarantaine de secondes. Diffusée sur Twitter jeudi soir, la vidéo a été visionné près de 500 000 fois.

Dans un tweet publié ce vendredi matin, la préfecture de police de Paris a réagi à la diffusion sur les réseaux sociaux de ladite vidéo. Elle a annoncé avoir saisi l'IGPN, l'Inspection générale de la police nationale. Le Parquet de Paris a également ouvert une enquête.

Selon une source policière contactée par France 3 Paris IDF, les forces de l'ordre ont été requises via un appel police-secours pour tapage à 22h10. Sur place, elles y "ont trouvé une quinzaine de personnes qui tournaient un clip sauvage en dépit du couvre feu. L'attitude de ces jeunes était hostile envers les forces de police", explique-t-elle. Les policiers sont alors intervenus pour mettre fin au tournage et l'homme visible sur la vidéo a alors pris la fuite, avant d’être rattrapé et contrôlé par les deux fonctionnaires.

 

Réactions du monde associatif

Les associations de défense des homosexuels et des membres de la communauté LGBT sont montées au créneau sur les réseaux sociaux et sur la toile en général. SOS Homophobie a réagi sur Twitter. Elle "attend des sanctions de la part de l'IGPN".

Via son président, l’association des policiers LGBT Flag !, a de son côté indiqué avoir fait un signalement auprès de l'IGPN sur Twitter. Stop Homophobie a également réagi. "Le policier s’est cru autorisé à employer des insultes homophobes pour rabaisser le jeune qui est interpellé. Ici aussi, racisme et homophobie sont inextricablement liés", a indiqué Me Étienne Deshoulières, avocat de l'association, sur le site internet de celle-ci.

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