Les intermittents mobilisés à l'heure d'une réunion cruciale jeudi

Publié le Mis à jour le
Écrit par EB avec AFP

Mobilisés depuis plusieurs semaines, les intermittents du spectacle manifesteront une nouvelle fois jeudi, au moment où se tiendra l'ultime séance de négociations sur l'assurance-chômage qui doit décider de l'avenir de leur régime.

De nouvelles manifestations sont prévues jeudi pour maintenir la pression sur le patronat, dont les positions semblent avoir évolué. Désormais, le Medef n'évoque plus la suppression du régime. La semaine dernière, son vice-président Jean-François Pilliard a réclamé de "premières mesures applicables de suite", à "compléter" par de "nouvelles discussions" dans un calendrier à définir. "Ce que nous voulons, comme les syndicats et les représentants des intermittents eux-mêmes, c'est sortir d'un statu quo qui ne satisfait personne. Il faut débattre des caractéristiques de ce régime, des personnes qui doivent ou non y avoir accès et de son financement, qui ne peut plus reposer uniquement sur les entreprises et les salariés alors que la culture profite à l'ensemble de la société", a-t-il dit.



Dans le même temps, la CFDT en a appelé à l'Etat, regrettant qu'il n'ait "ni officiellement, ni officieusement, donné la perspective" de renvoyer ce dossier brûlant à des discussions tripartites (Etat-syndicats-patronat). La numéro deux du syndicat Véronique Descacq a dit craindre que la négociation sur l'assurance chômage ne "coince" si "l'Etat ne manifeste pas son intention de discuter" du dossier des intermittents "dans un délai très court".



Du côté des ministres du Travail et de la Culture, on suit de très près le dossier. Mais Michel Sapin et Aurélie Filippetti ont toujours pris soin de souligner qu'il relevait d'abord de la responsabilité des partenaires sociaux. Une position également soutenue par la CGT, très présente dans le secteur du spectacle. Depuis 2003, le syndicat a travaillé avec certaines fédérations d'employeurs sur une plateforme commune de propositions, qu'elle souhaite voir servir de base aux négociations. Vingt-sept syndicats d'employeurs du spectacle et de l'audiovisuel, ne faisant pas partie du Medef, ont récemment demandé que ces pistes soient étudiées "en priorité", rappelant que le régime était "indispensable" au fonctionnement de leurs secteurs. Parmi elles : le rétablissement des 507 heures de cotisation sur 12 mois avec un système de date anniversaire, le plafonnement du cumul allocations-salaire ou la lutte contre le recours abusif aux contrats d'intermittence par certains employeurs.



Jeudi 13 mars à Paris, une centaine d'intermittents du spectacle, rejoints par des intérimaires – dont le régime est également discuté dans le cadre des négociations concernant l'assurance-chômage –  ont occupé la Cour des comptes, à Paris.

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