Manifestation du 1er-Mai : un « Benalla Bloc » défile contre les violences policières à Paris

Un manifestant défile avec un masque reprenant le visage d’Alexandre Benalla, en marge du cortège intersyndical du 1er-Mai à Paris. / © Zakaria ABDELKAFI / AFP
Un manifestant défile avec un masque reprenant le visage d’Alexandre Benalla, en marge du cortège intersyndical du 1er-Mai à Paris. / © Zakaria ABDELKAFI / AFP

L’action "anniversaire" se veut ironique : des manifestants ont décidé de porter des masques à l'effigie d'Alexandre Benalla, en marge du rassemblement parisien du 1er-Mai. Une opération lancée par le collectif altermondialiste Attac.

Par France 3 Paris IDF

Défiler « pour le droit de manifester sans risquer de se faire tabasser ». A l’occasion de la journée internationale des travailleurs, un « Benalla Bloc » s’est symboliquement formé en marge du traditionnel cortège intersyndical, ce mercredi 1er mai à Paris.
L’initiative a été lancée à l’appel entre autres de l’organisation altermondialiste Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne), pour « dénoncer la benallisation des violences policières ». Un événement Facebook nommé « 1er mai 2019 : Benalla, un an déjà ! » avait ainsi été publié.
 

« Si c’était un gilet jaune, il serait déjà en tôle »

Un clin d’œil ironique pensé bien entendu en référence à l’ex-chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla. Il y a un an, au cours de la précédente manifestation parisienne du 1er-Mai, ce dernier avait été surpris en train de violenter un couple place de la Contrescarpe. Le tout en portant un brassard de police, sans pour autant faire partie des forces de l’ordre.

Les vidéos de la scène avaient fini par déclencher l’affaire éponyme.
Des manifestants ont ainsi profité du premier « anniversaire » des faits pour protester – « de manière décalée et festive » – contre le gouvernement et les violences policières. Si certains portaient des masques à l'effigie d’Alexandre Benalla, on pouvait entre autres lire comme slogans « Si c’était un gilet jaune, il serait déjà en tôle », « Déguisé en policier, ça vous donne l’impunité » et « Macron ne veut pas assumer, on va venir le chercher ».
 

Porter un masque, un acte théoriquement répréhensible

Certains participants ont ainsi mimé des actes de violences policières, armés de fausses matraques.
A noter que, selon la loi, l’acte reste répréhensible comme l’expliquent nos confrères de Franceinfo. L’article R. 645-14 du Code pénal cible en effet « le fait pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d'une manifestation sur la voie publique, de dissimuler volontairement son visage afin de ne pas être identifiée dans des circonstances faisant craindre des atteintes à l'ordre public ».

La contravention peut aller jusqu’à 1 500 euros, et même doubler s’il s’agit d’une récidive.

 

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