Un militant perché depuis 3 nuits dans un platane, en face du ministère de la Transition écologique

Thomas Brail s’est attaché grâce à un système de cordages et dort dans un hamac. / © MARTIN BUREAU / AFP
Thomas Brail s’est attaché grâce à un système de cordages et dort dans un hamac. / © MARTIN BUREAU / AFP

Thomas Brail, un militant écologiste originaire du Gers, s’est accroché en haut d’un platane parisien, juste en face du ministère de la Transition écologique. Son combat : empêcher des coupes d’arbres prévues à Condom, sa ville.

Par France 3 Paris IDF / AFP

Samedi, il en était à sa quatrième journée et avait déjà passé trois nuits en hauteur. Thomas Brail, un militant écologiste venu du Gers, en Occitanie, a décidé de rester perché dans un platane face au ministère de la Transition écologique, à Paris.

Si l’action peut paraître insolite, l’homme ne compte visiblement pas redescendre de sitôt : « Je ne suis pas prêt à redescendre de cet arbre ». Thomas Brail cherche en fait à protester contre des coupes d'arbres prévues dans la ville où il vit, Condom.

« Les maires ne sont pas propriétaires des arbres situés dans leur commune, explique-t-il à Franceinfo. À l'heure du réchauffement climatique, il faut savoir que des arbres en moins, ce sont des degrés en plus. »

Ravitaillements en nourriture et nuits en hamac

D’après lui, sa municipalité cherche à abattre 25 platanes vieux de 120 ans. L’abattage irait, toujours selon l’homme, contre un article du code de l'environnement qui interdit de porter atteinte à des rangées d'arbres ou des alignements d'arbres le long de rues et de routes, sauf si ceux-ci sont malades, présentent un danger ou exceptionnellement pour des travaux.

En attendant, Thomas Brail reste attaché grâce à un système de cordages et relaye son action sur la page Facebook Groupe national de surveillance des arbres. Ravitaillé en nourriture, il dort la nuit dans un hamac.
Ce n’est pas la première fois que le militant fait parler de lui pour défendre sa cause : il avait déjà grimpé dans un arbre à Condom, mais aussi à Mazamet, dans le Tarn.
 

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