A Paris, le « harceleur à la couronne » du métro visé par une enquête

© PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
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Une couronne sur la tête, une pancarte « Free hugs » et d’étranges petites annonces dans le métro… Le parquet a lancé une enquête contre le « harceleur à la couronne », soupçonné depuis plusieurs années d’agressions visant des voyageuses.

Par France 3 Paris IDF

S’il a gagné au fil du temps le surnom de « harceleur à la couronne », c’est tout simplement dû à son étrange déguisement dans les couloirs du métro parisien. Avec sa couronne en carton et sa pancarte « Free hugs » ou « Kiss me, I’m the king », l’homme est soupçonné d’agressions par plusieurs femmes.

Libération, qui a enquêté sur le personnage et réuni une série de témoignages, résume son « mode opératoire » : l’individu attendrait sur le quai ou entre les stations, pancarte en main, avant de tenter d’embrasser sur la bouche par surprise des jeunes femmes et des adolescentes.

Un animateur vacataire employé par la mairie de Paris, au contact des jeunes

Autre technique : le « harceleur à la couronne » aurait par ailleurs collé de nombreuses petites annonces sur les vitres du métro, indiquant son numéro de téléphone et « Homme cherche nana (18-30 ans) pour partager un repas au McDo, rémunération : 30 euros » en guise de message.

Si aucune plainte n’a encore été déposée contre lui, l’homme est désormais ciblé par une enquête. La procédure a été ouverte par le parquet, saisi par la mairie de Paris. La municipalité employait en fait depuis un peu plus de cinq ans l’individu, en tant qu’animateur vacataire dans les 5e et 13e arrondissements – au contact des jeunes, donc.

Une enquête confiée à la brigade des réseaux franciliens

Le 25 janvier dernier, la Ville a donc averti le procureur de la République, en se basant sur l’article 40 du code de procédure pénale ; un texte qui oblige tout « fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit » d’alerter l’autorité.

L’enquête qui vise le « harceleur à la couronne », âgé de 26 ans, a été confiée à la brigade des réseaux franciliens.
 

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