Paris : une marche blanche après le suicide de la policière Maggy Biskupski

La policière Maggy Biskupski s'est suicidée le 12 novembre 2018 à son domicile de Carrière-sous-Poissy. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
La policière Maggy Biskupski s'est suicidée le 12 novembre 2018 à son domicile de Carrière-sous-Poissy. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

En parallèle de la manifestation des Gilets jaunes, une petite foule de 500 personnes a défilé à Paris pour rendre hommage à la policière Maggy Biskupski, dans le calme.

Par France 3 Paris IDF

En tout, ils étaient dans la capitale près de 500 personnes, dont de nombreux policiers, à se joindre ce samedi 24 novembre à une marche blanche en souvenir de Maggy Biskupski.

La policière, devenue l'une des porte-voix du malaise des policiers à la fin de l’année 2016, s'est suicidée d’une balle dans la tête avec son arme de service, le 12 novembre dernier à son domicile de Carrière-sous-Poissy.
 

Des roses blanches et une minute de silence

Pour ce qui est de l’hommage, le cortège est parti de la place du Trocadéro avant de se diriger vers les Invalides. Beaucoup des participants portaient une rose blanche, certains le drapeau français. Tous ont observé place du Trocadéro une minute de silence avant de chanter la Marseillaise.
La petite foule a ainsi suivi une grande banderole sur laquelle il était inscrit « Policiers en danger, soutien aux forces de l'ordre, citoyens avec nous ». Une banderole siglée MPC, du nom de l'association Mobilisation des policiers en colère, fondée par Maggy Biskupski après la violente attaque au cocktail Molotov de deux véhicules de police à Viry-Châtillon (Essonne), le 8 octobre 2016.
 

Un itinéraire modifié, face aux Gilets jaunes

Une drôle de marche blanche, dans un contexte social chargé à Paris : en silence, les participants ont apparemment dû changer leur itinéraire pour ne pas croiser celui des Gilets jaunes.
Rappelons par ailleurs que, suite à la mort de la policière, le parquet de Versailles avait ouvert une enquête sur les circonstances du décès. Une autre enquête avait aussi été ouverte contre X, par le même parquet, pour « abus de confiance » : des échanges de messages entre la jeune femme et ses collègues de MPC laissaient présumer un détournement de fonds.

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