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A Paris, une marche funèbre des poussettes pour alerter sur la pollution de l'air

Le collectif Respir'action a organisé une marche funèbre des poussettes pour alerter sur la question de la pollution de l'air. / © Norbert Cohen - France 3 Paris - Île-de-France
Le collectif Respir'action a organisé une marche funèbre des poussettes pour alerter sur la question de la pollution de l'air. / © Norbert Cohen - France 3 Paris - Île-de-France

Une cinquantaine de personnes ont défilé ce jeudi 1er novembre pour alerter sur la pollution de l'air à Paris. Une marche funèbre des poussettes, car les enfants sont particulièrement exposés aux pots d'échappements.

Par Norbert Cohen avec MT

Du noir, une musique angoissante et des couronnes funéraires : le collectif Respir'action a voulu marquer les esprits et la Toussaint en organisant une marche funèbre des poussettes.
L'action, portée par une cinquantaine de personnes, veut dénoncer la pollution de l'air à Paris, et particulièrement la vulnérabilité des enfants qui se trouvent à hauteur des pots d'échappement.

"Le message est de dire que la pollution de l'air tue. Elle rend malade les victimes, particulièrement les enfants qui développent de graves maladies", explique Vincent, membre du collectif.

 

48.000 décès en France

Les manifestants s'appuient sur les travaux de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui estime à 600.000 le nombre d'enfants victimes de la pollution dans le monde.

"Les enfants ont un système respiratoire en cours de développement qui est plus sensible, plus fragile que celui des sujets adultes. Ils ont aussi un système immunitaire en cours de développement et cela les expose plus aux maladies respiratoires et d'allergies", indique Bruno Housset, chef du service pneumologie à l'hôpital de Créteil et président de la Fondation du Souffle.
En France, l'Agence nationale de santé publique estime à 48.000 le nombre de décès prématurés liés à la pollution. Alors, symboliquement, dans une mise en scène macabre, les membres du collectif ont déposé devant la Morgue de Paris, leur bébé factice.

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