• SOCIÉTÉ
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SPORT
  • FAITS DIVERS
  • CULTURE

Paris: un nouveau camp de Roms sur la “Petite ceinture”

Le 3 février 2016, Le campement où vivaient près de 400 Roms, installés sur les rails désaffectés de la "Petite ceinture", dans le nord de Paris, (Secteur Clignancourt) avait été évacué. / © MARTIN BUREAU / AFP
Le 3 février 2016, Le campement où vivaient près de 400 Roms, installés sur les rails désaffectés de la "Petite ceinture", dans le nord de Paris, (Secteur Clignancourt) avait été évacué. / © MARTIN BUREAU / AFP

Un camp de Roms s'est reconstitué sur les rails de la "Petite ceinture" à la hauteur de la porte des Poissonniers et de la Chapelle dans le nord de Paris à l'endroit même où un bidonville similaire avait été démantélé il y a un an.

Par France 3 Ile de France

Le campement de Roms est composé d'environ 500 personnes, dont "un tiers d'enfants". Il s'est développé en deux parties, au niveau de la porte des Poissonniers et de la porte de La Chapelle, avec sur l'ancienne voie ferrée une succession de petites cabanes de bois serrées les unes contre les autres. "Environ 300 personnes vivent côté Poissonniers et 200 côté La Chapelle", dont "un tiers d'enfants", assure André Feigeles, du collectif Roms Paris, qui intervient régulièrement sur ces campements.

Le tribunal de grande instance de Paris a examiné vendredi après-midi une demande d'expulsion déposée en référé par SNCF Réseau, propriétaire du terrain où vivent environ 500 Roms.

"On retrouve les mêmes personnes que l'an dernier, à 80%"

Le tribunal de grande instance de Paris a examiné vendredi après-midi une demande d'expulsion déposée en référé par SNCF Réseau, propriétaire du terrain, et qui avait obtenu gain de cause il y a un an pour l'évacuation d'un bidonville similaire. En 2015, le campement avait grossi pendant plusieurs mois, jusqu'à 400 habitants, avant son évacuation le 3 février 2016. "Ils sont allés de bidonville en bidonville et au fil des évacuations se sont retrouvés ici. Mais on n'a rien résolu depuis", déplore André Feigeles, pour qui "on retrouve les mêmes personnes que l'an dernier, à 80%".


Décision attendue le 16 janvier

Le responsable associatif se montrait peu optimiste après l'audience de vendredi, redoutant que la décision attendue le 16 janvier n'entraîne "une destruction d'ici la fin du mois".

A lire aussi

Sur le même sujet

Rafle du Vel' d'Hiv' : 77 ans après, Joseph Schwartz, rescapé, témoigne

Les + Lus