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Paris : le personnel des services d'urgences en grève simule un suicide collectif

Des personnels soignants des urgences manifestent devant l'Hôtel de Ville à Paris le 19 mai 2019. / © D.Tanchereau / France 3 Paris IDF
Des personnels soignants des urgences manifestent devant l'Hôtel de Ville à Paris le 19 mai 2019. / © D.Tanchereau / France 3 Paris IDF

Action spectaculaire au pied de la Mairie de Paris du personnel des services d'Urgences de l'AP-HP. Les soignants, en grève depuis près de deux mois dans de nombreux hôpitaux parisiens et franciliens, simulent un suicide collectif. 

Par France 3 Paris IDF / VP avec AFP

L'action se veut spectaculaire au pied de l'Hôtel de Ville, en plein coeur de Paris et à deux pas du siège de l'AP-HP. Du personnel soignant mime un suicide collectif en pointant une énorme seringue sur la tempe de chacun, et simule un "die-in". Les passants sont invités à participer car ce sont d'anciens ou de futurs patients des services d'urgence. La mise en scène est répétée à la même heure dans d'autres villes de France. 
Une façon de montrer que les médecins, les infirmiers et les aides-soignants qui y travaillent sont à bout de souffle.

C'est un boulot de chien de travailler aux urgences. On se fait cracher dessus tous les soirs. Des gens meurent faute de prise en charge rapide
Hugo Huon, l'infirmier à l'hôpital Lariboisière membre de l'Inter-Urgences


Ils réclament toujours des effectifs et des lits supplémentaires ainsi qu'une prime de 300 euros par mois liée à la spécificité de leur activité.
 
Le personnel soignant des urgences manifestent avec un "die in" devant l'Hôtel de Ville, à Paris le 19 mai 2019. / © D.Tanchereau / France 3 Paris IDF
Le personnel soignant des urgences manifestent avec un "die in" devant l'Hôtel de Ville, à Paris le 19 mai 2019. / © D.Tanchereau / France 3 Paris IDF

L'action est organisée par le collectif inter-Urgences et a été relayée par plusieurs syndicats de l'AP-HP, CGT, SUD et FO. C'est aussi un moyen de rendre plus visible le mouvement de grève entamé au mois de mars qui ne cesse de prendre de l'ampleur. 
 

Tout a commencé dans le service de l'hôpital Saint-Antoine à Paris, la grève s'est ensuite propagée à d'autres établissements parisiens puis franciliens avant de s'étendre un peu partout en France. Aujourd'hui ils sont une quarantaine de services d'urgences dans le mouvement. La grève a reçu le soutien des professionnels de l'association des médecins urgentistes (AMUF).
 

Une assemblée générale qui doit réunir tous les services en grève est prévue le 25 mai prochain. Le collectif devra ainsi déterminer la suite. Il prévoit déjà de durcir le mouvement. Une caisse de grève a été ouverte.
 

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