Pollution de l'air : sans les voitures, meilleur l'air à Paris ?

Airparif a publié son rapport annuel sur la qualité de l'air pour l'année 2016. Il en ressort une diminution des niveaux de polluants présents dans l'air, notamment des particules fines PM 10 et PM 2,5.

Paris, le 18 mars 2015, jour de pic de pollution, selon Airparif.
Paris, le 18 mars 2015, jour de pic de pollution, selon Airparif. © MAXPPP
La qualité de l'air s'est améliorée entre 2015 et 2016. C'est ce qui ressort du rapport annuel publié par l'observatoire francilien Airparif

Selon l'observatoire francilien, l'exposition aux particules fines PM 2,5 a baissé de 70 % en un an. Le nombre d'habitants exposés à ces particules, particulièrement dangereuses pour la santé, est passé de 100.000 en 2015, à 30.000 en 2016.

► Lire le rapport annuel d'Airparif

Il en est de même pour les particules fines PM 10, de taille plus importante, qui peuvent provoquer des maladies cardiovasculaires et respiratoires. Selon Airparif, le nombre d'habitants exposés aux particules PM 10 est passé de 100.000 en 2015, à 60.000 en 2016. Cela représente une baisse de 40 %.

Les axes les plus concernés

Sur cette carte, en rouge, figurent les zones où la concentration de particules fines PM 10 a dépassé les 50 µg/m3, plus de 35 jours en 2016. On retrouve ainsi le boulevard périphérique, le boulevard de Sébastopol, les grands boulevards... Les bois de Boulogne et de Vincennes apparaissent à l'inverse préservés.
Rapport annuel d'Airparif sur la qualité de l'air (septembre 2017).
Rapport annuel d'Airparif sur la qualité de l'air (septembre 2017). © Airparif
L'observatoire francilien note que si le premier semestre a été favorable à la dispersion des polluants, il n'en a pas été de même du second semestre, "marqué par un temps sec et très ensoleillé, avec une vague de chaleur tardive fin août, peu favorable en termes de qualité de l'air".

Trafic automobile en baisse à Paris ?

De quoi satisfaire la mairie de Paris. dans un communiqué, l'adjoint aux Transports Christophe Najdovski, estime que ces résultats sont le fruit de la politique anti-voiture menée par la Ville : "Moins de voiture dans Paris, c’est plus d’espace pour les autres modes de déplacement, moins de bruit mais aussi moins de pollution."

Depuis 2007, le nombre de voitures en circulation à Paris a baissé de 30 %, selon les chiffres de la mairie. Ce chiffre a baissé de 5,4 % sur les quais hauts, rive droite, durant la première quinzaine de septembre, par rapport à la même période, en 2016.
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