Pour la première fois depuis 1803, il n'y aura pas de messe de Noël à Notre-Dame de Paris

La grue géante (la plus haute d'Europe dans ce type de modèle) permettra d'assurer l'avancée du chantier de sécurisation de Notre-Dame. / © Thomas SAMSON / AFP
La grue géante (la plus haute d'Europe dans ce type de modèle) permettra d'assurer l'avancée du chantier de sécurisation de Notre-Dame. / © Thomas SAMSON / AFP

Huit mois après l'incendie qui a touché la cathédrale, le 15 avril dernier, l'état de l'édifice ne permet pas la célébration d'une messe de Noël. Cela faisait 216 ans que cela n'était pas arrivé.

Par MT/AFP

Pour la première fois depuis 216 ans, la cathédrale vieille de huit siècles va rester silencieuse une nuit de Noël. Aucune cérémonie, aucune procession n'a été prévue aux abords. La messe de Noël sera célébrée à minuit par le recteur de la cathédrale, Mgr Patrick Chauvet, en l'église Saint-Germain l'Auxerrois, face au Louvre.

Car l'état de l'édifice est encore préoccupant notamment en raison de l'échafaudage qui avait en partie fondu dans l'incendie du 15 avril dernier. Actuellement, une grue géante veille sur Notre-Dame en attendant de démonter l'échafaudage qui la menace.

Cette grue doit mener l'opération la plus délicate de tout ce chantier herculéen de sécurisation. L'opération qui devrait démarrer début février vise à démonter un à un 10.000 tubes de métal (250 tonnes au total) soudés lors de l'incendie.
 

La cathédrale toujours menacée

Un travail de plusieurs mois qui nécessite des préparatifs en raison de sa complexité. L'échafaudage déformé, fragilisé, telle une gigantesque toile d'araignée en plein ciel, menace la voûte et l'équilibre de la cathédrale. Le joyau de l'art gothique est toujours, sept mois après l'incendie, en état d'"urgence absolue".
Conformément au vœu du président Emmanuel Macron d'accomplir la restauration de Notre-Dame en cinq ans, il n'y a pas d'arrêt aux vacances de fin d'année : quelques opérations se poursuivent même si d'autres sont interrompues, selon l'établissement public dirigé par le général Jean-Louis Georgelin.
 

Ceinturage au niveau supérieur

Le ceinturage de l'échafaudage avec des poutres métalliques est réalisé aux deux-tiers. Deux niveaux ont été ceinturés. Reste le ceinturage du niveau supérieur. Il sera réalisé en janvier grâce à la grue.

Parallèlement, un deuxième échafaudage léger est en train de s'élever ces jours-ci de part et d'autre de l'ancien. Cette structure sera plus haute, et, à partir de poutrelles équipées de rails, des cordistes descendront dans l'échafaudage afin de le découper. Le démontage, qui durera plusieurs mois, pourrait commencer en février.
Sous les barnums installés sur le parvis, le tri se poursuit : vestiges d'un côté, gravois de l'autre.

L'incendie de Notre-Dame a suscité une mobilisation extraordinaire en France et dans le monde. Au total, ce sont 922 millions d'euros de dons et promesses de dons qui ont été confirmés.
 

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