Premières verbalisations à Paris pour les commerces climatisés qui ne ferment pas leurs portes.

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Écrit par Emmanuelle Hunzinger avec AFP

Fini la sensibilisation, place aux verbalisations. Désormais, les commerces climatisés qui laissent leurs portes ouvertes sont susceptibles d'être verbalisés. Les premières amendes sont tombées cette semaine dans la capitale.

Depuis le lundi 25 juillet, un arrêté signé par la mairie de la capitale prévoit une contravention - s'accompagnant d'une amende de 150 euros maximum pour les magasins laissant leur porte ouverte lorsque le chauffage ou la climatisation fonctionnent à l'intérieur. Il s'agit d'une "mesure de lutte contre le gaspillage de l'énergie", selon l'arrêté municipal.

"C’est du gaspillage énergétique phénoménal. Et en plus, la climatisation a un impact environnemental majeur. Pour refroidir l’air intérieur, on réchauffe l’air extérieur, en pleine période caniculaire", explique Dan Lert, l’adjoint chargé de la transition écologique le 25 juillet dernier.

Deux patrouilles d'agents municipaux

Chaque jour, deux patrouilles de la police municipale parisienne se consacrent à la surveillance des commerces climatisés. Après 2 semaines de sensibilisation par les agents municipaux, les verbalisations ont débuté ce mercredi dans la très commerçante et touristique rue de Rivoli, dans le IVe arrondissement, mais "l'ensemble du dispositif est sur tous les arrondissements parisiens", précise la mairie. 

La verbalisation a lieu "au cas par cas", a expliqué la Ville de Paris. "Si un commerçant nous montre qu'il est en train de changer de porte ou qu'il entame des démarches pour avoir une porte fermée, nous ne verbalisons pas", explique-t-elle. "En revanche pour les autres enseignes déjà sensibilisées ou qui n'ont pas prévu d'efforts, nous verbalisons systématiquement".

Urgence climatique et crise énergétique

"Cette mesure vise à mettre un terme à une pratique aberrante dans le contexte actuel d'urgence climatique et de crise de l'énergie", avait fait valoir la mairie fin juillet. L'arrêté ne s'applique pas "aux restaurants ou aux débits de boisson disposant d'une terrasse extérieure régulièrement autorisée".

Paris n'est pas la première ville à vouloir interdire aux commerces climatisés de garder leur porte ouverte. Le 15 juillet, la mairie PS de Bourg-en-Bresse avait émis un arrêté du même type, présenté comme une première en France. Lyon, puis Besançon l'avaient imitée dans la foulée.
Dimanche 24 juillet, la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher avait annoncé son intention de généraliser à tout le territoire cette obligation pour les magasins climatisés de fermer leurs portes, mais les décrets n'ont pas encore été publiés.

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