Procès de l'attaque ratée près de Notre-Dame : des peines de 25 à 30 ans de prison requises contre deux accusées

Un croquis représentant Inès Madani, principale accusée lors de ce procès. / © Benoit PEYRUCQ / AFP
Un croquis représentant Inès Madani, principale accusée lors de ce procès. / © Benoit PEYRUCQ / AFP

Des peines de 25 et 30 ans ont été requises à l'encontre des deux principales accusées, Ornella Gilligmann et Inès Madani, ce jeudi 10 octobre. Elles sont jugées avec cinq autres personnes, pour l'attentat à la bonbonne de gaz raté près de Notre-Dame de Paris.

Par MT / LB avec AFP

Ces deux femmes et leurs deux co-accusées "sont devenues le visage du djihad au féminin", a déclaré l'avocate générale. Elles ont été "le bras armé" du groupe État islamique et ont montré "une détermination sans faille", a-t-elle poursuivi, devant la cour d'assises spéciale à Paris, ce jeudi 10 octobre.

Dans le détail, une peine 30 ans de réclusion criminelle avec une peine de sûreté des deux-tiers ainsi que l'inscription au fichier des auteurs d'infractions terroristes a été requise à l'encontre d'Inès Madani. Elle pourrait échapper à la perpétuité en raison de son âge au moment des faits.
Concernant Ornella Gilligmann, 25 ans de réclusion criminelle avec une peine de sûreté des deux-tiers ont été requis. Le deuxième avocat général a déclaré qu'elle "aurait dû être en mesure de réfléchir. L'amour n'excuse pas tout."

Enfin, concernant le grand absent du procès, Rachid Kacim, jugé par contumace, les magistrats ont demandé la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans pour association de malfaiteurs terroristes et complicité de tentative d'assassinat en bande organisée en lien avec une entreprise terroriste et son inscription au fichier des auteurs d'infractions terroristes.
 

Les autres accusés

Une peine de 4 ans d'emprisonnement avec sursis et mise à l'épreuve de 3 ans, un suivi psychologique et l'inscription au fichier des auteurs d'infractions terroristes a été requise à l'encontre de Selima Aboudi.

S'agissant de Sarah Hervouët et Amel Sakaou : 20 ans de réclusion criminelle avec une peine de sûreté des deux-tiers et l'inscription au fichier des auteurs d'infractions terroristes ont été requis.

10 ans d'emprisonnement avec une période de sûreté des deux-tiers et l'inscription au fichier des auteurs d'infractions terroristes ont été requis à l'encontre de Samia Chalel.

Mohamed Lamine Aberouz, considéré comme "l'accusé le plus dangereux dans ce box" par l'avocate générale, 5 ans d'emprisonnement (peine maximale) et l'inscription au fichier des auteurs d'infractions terroristes ont été requis. La magistrate a estimée qu'il "est fin, il est rusé. Sa radicalité est intellectuelle. C'est un individu qui est cultivé. Je n'ai pas le moindre doute sur son engagement pour la cause djihadiste".
 

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