Projet d'attentat déjoué en 2016 : ouverture du procès en appel de Réda Kriket

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Écrit par Tom Rousset avec AFP

Le procès en appel de Réda Kriket, accusé d'avoir projeté un attentat djihadiste meurtrier en France en 2016, s'est ouvert vendredi devant la cour d'assises spéciale de Paris.

Ce vendredi, le procès en appel de Réda Kriket s'ouvre devant la cour d'assises spéciale de Paris. En avril 2021, cet ex-délinquant multirécidiviste de 40 ans a été condamné à 24 ans de réclusion. Il est rejugé pendant près de cinq semaines, aux côtés de quatre autres accusés.

Il est soupçonné d'avoir formé le "trio opérationnel" d'une cellule djihadiste : Anis Bahri, 38 ans, et Abderrahmane Ameuroud, un vétéran du djihad afghan âgé de 44 ans. En première instance, ils s'étaient eux aussi vu infliger 24 ans de réclusion criminelle, assortie d'une période de sûreté des deux tiers. 

Projet d'attentat déjoué 

Le 24 mars 2016, deux jours après les attentats de Bruxelles, un arsenal de guerre avait été découvert dans un appartement que Réda Kriket louait sous un faux nom à Argenteuil, dans le Val-d'Oise. Réda Kriket a toujours contesté tout projet d'action violente. En première instance, il a soutenu avoir voulu commettre un braquage.

Une thèse exclue par la cour à l'issue du premier procès, en raison de l'ampleur de l'arsenal : un total de treize armes, dont cinq fusils d'assaut et un pistolet-mitrailleur, une quantité de munitions, des explosifs, ainsi que des milliers de billes métalliques.

L'enquête à tiroirs et aux ramifications européennes avait débuté en novembre 2015 avec l'interpellation en Turquie de deux hommes, sur le point de se rendre en Syrie selon les autorités. Les enquêteurs étaient remontés jusqu'à Anis Bahri puis Réda Kriket, alors recherché en Belgique après une condamnation en son absence dans un dossier terroriste.  Deux autres hommes, accusés de soutien logistique, sont rejugés. L'un d'eux, acquitté en première instance, comparaît libre.