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Des centaines de films ont été tournés dans les rues de Paris. Mais au-delà du décor, la Ville lumière s'invite parfois sur la pellicule en tant que personnage essentiel. Passage en revue à l'occasion du Printemps du cinéma.

La ville sous l'occupation

"La Traversée de Paris", tourné en 1956 par Claude Autant-Lara avec Jean Gabin et Bourvil nous plonge dans le Paris de la Seconde Guerre mondiale. A Paris, en 1942, un chauffeur de taxi au chômage, Marcel Martin gagne sa vie en livrant des colis au marché noir. Un jour, il doit transporter à pied, à l’autre bout de la capitale (précisément de la rue Poliveau dans le 5e arrondissement à la rue Lepic dans le 18e), quatre valises contenant un cochon découpé.

Le parcours de la rue Poliveau à la rue Lepic
© Google Maps
© Google Maps

 

Un regard sur le Paris "de l'époque"

En 1976, Claude Lelouch filme Paris à bord de sa Mercedes. La caméra est fixée sur le pare-choc, et la voiture traverse toute la ville à vive allure. Le film, "C'était un rendez-vous", dure un peu plus de huit minutes.

Plus récemment, "Chacun cherche son chat" de Cédric Klapisch (1996) est une tranche de vie dans un immeuble parisien. Le film montre l'isolement dans une grande métropole et la solidarité qui peut pourtant y exister. Ce film est aussi une plongée dans le quartier de la Bastille. Le réalisateur nous promène aux quatre coins du 12ème arrondissement.

Le Paris idéalisé

Loin du réalisme de Klapisch, "Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain" de Jean-Pierre Jeunet (2001) est un conte contemporain dans un Paris mythique et intemporel. Ce film, qui rencontra un succès populaire international, a amené de nombreux cinéphiles à Montmartre à la recherche des lieux emblématiques du tournage.

En 1973, "Touche pas à la femme blanche", le film de Marco Ferreri, raconte la vie du général Custer. Le tournage se déroule dans le chantier du futur forum des Halles, devant l'église Saint-Eustache. L’occasion de découvrir les images du "Trou des Halles" envahi par les Indiens.

 

Le Paris monumental

De grands succès du cinéma international, comme "Minuit à Paris" (2011) de Woody Allen, "Moulin Rouge" (2001) ou "Da Vinci code" (2006), ont choisi la ville pour cadre. Pour son film, Woody Allen a tourné dans six lieux de la capitale et de la proche banlieue. Les quais de Seine, le musée de l'Orangerie, le pont Alexandre III, les quais avec les bouquinistes, le marché aux puces de Saint-Ouen. Des lieux certes très touristiques, mais qui font partie du patrimoine de la capitale.

En 2006, le film "Paris, je t'aime", composé de plusieurs sketchs, met en avant un quartier représentatif pour chacun des 20 arrondissements. 21 réalisateurs de 12 nationalités différentes, se succèdent derrière la caméra, dont les frères Cohen, Alfonso Cuarón, Gus Van Sant ou Wes Craven. Et devant la caméra, des acteurs célèbres comme Juliette Binoche, Willem Dafoe, Julie Depardieu, Gérard Depardieu, Gena Rowlands, Elijah Wood, Fanny Ardant, Natalie Portman, Ludivine Sagnier.

"Paris, je t'aime" répond au film "Paris vu par" qui en 1965 réunit les courts-métrages de six réalisateurs de la Nouvelle Vague : Jean Douchet, Jean Rouch, Jean-Daniel Pollet, Éric Rohmer, Jean-Luc Godard et Claude Chabrol. Chaque cinéaste y filme une histoire dans un quartier différent de Paris. Une plongée dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, dans le 6ème arrondissement, avec le réalisateur Jean Douchet.