Un réseau exploitant des chauffeurs VTC sans-papiers démantelé dans les Hauts-de-Seine

Les prestations étaient commandées par le biais d'applications comme Uber, Kapten, Bolt ou Heetch (illustration). / © PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI
Les prestations étaient commandées par le biais d'applications comme Uber, Kapten, Bolt ou Heetch (illustration). / © PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI

Un vaste réseau soupçonné d'avoir exploité illégalement une centaine de travailleurs non déclarés, pour la plupart sans papiers et employés comme chauffeurs VTC, a été démantelé dans les Hauts-de-Seine.

Par France 3 PIDF / AFP

Cinq personnes soupçonnées d'avoir exploité une centaine de travailleurs non déclarés, en majorité sans papiers et employés comme chauffeurs de voitures de transport avec chauffeur (VTC), ont été écrouées vendredi, selon le parquet de Nanterre. Elles ont été mises en examen pour "aide au séjour irrégulier, blanchiment, exécution d'un travail dissimulé, recel, traite des êtres humains commise à l'égard de plusieurs personnes, faux en écriture, faux et usage de faux documents administratifs et abus de biens sociaux", le tout "en bande organisée".

Ces cinq hommes sont soupçonnés d'avoir monté deux sociétés au travers desquelles ils employaient une centaine de chauffeurs "travaillant avec des horaires très larges sous la pression de leurs employeurs qui arguaient de leur situation précaire" pour les contraindre à obéir, d’après le communiqué du parquet.

"Des mouvements financiers à hauteur de centaines de milliers d'euros"

Les chauffeurs ne percevaient "qu'une infime partie des prestations effectuées" et commandées par le biais d'applications comme Uber, Kapten, Bolt ou Heetch. La majorité des profits générés étaient perçus par les cinq hommes placés en détention. "Les premières investigations ont démontré le caractère particulièrement lucratif de ce trafic, générant des mouvements financiers à hauteur de centaines de milliers d'euros", a précisé le parquet.

Quelque 195 000 euros ont été saisi sous forme d'argent liquide et de voitures de luxe. Les deux sociétés, elles, détenaient une cinquantaine de véhicules. D'après les enquêteurs de la sous-direction de la lutte contre l'immigration irrégulière (SDLII) et de la direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP) en charge de l'enquête, "ce trafic se déroulait depuis au moins deux années".
 

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