Sida : vaste opération de dépistage rapide dans la région

Publié le Mis à jour le
Écrit par Valentine Ponsy
Un kit de dépistage rapide
Un kit de dépistage rapide © AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

C'est la plus importante opération de ce type jamais réalisée en France. Jusqu'à samedi des tests rapides de dépistage du VIH vont être réalisés auprès des populations dites à risques. Ils seront accessibles dans une centaine de lieux de passage.

Cette semaine pas besoin de pousser la porte d'un laboratoire, d'un centre de dépistage ou d'un cabinet médical. L'opération "Flash test VIH" met en place dans une centaine de lieux des tests rapides pour savoir en moins de 30 minutes si l'on est porteur ou pas du virus du sida.
Le TROD (test rapide d'orientation diagnostique) est réalisé à partir d'une goutte de sang prise au bout du doigt, il permet d'apporter une réponse en moins de 30 minutes (contre plusieurs jours pour un test classique) sur la présence d'anticorps spécifiques produits en cas d'infection par le virus du sida, le VIH. Le test est anonyme et gratuit.
Depuis 2010, ce test peut être réalisé en France en dehors des hôpitaux et laboratoires par des intervenants associatifs qui le proposent de manière confidentielle aux personnes qui le souhaitent et qui, en cas de résultat positif, seront orientées vers une structure de soins adaptée.

>> Voir le reportage de Norbert Cohen et Emmanuelle Hunzinger





Une première expérimentation de ce type avait été organisée en avril 2012 par l'association Sidaction qui avait permis de réaliser 556 tests.
Cette nouvelle campagne mobilise les cinq comités de coordination de lutte contre le VIH (COREVIH) d'Ile-de-France, l'association Sidaction.
L'objectif : aller au devant de populations dites à risques et parfois éloignées du système de santé.
Les publics ciblés sont les hommes homosexuels, bisexuels ainsi que les hommes ayant des relations sexuelles occasionnelles avec des hommes, les personnes migrantes ainsi que celles qui se prostituent. Mais ces tests sont aussi ouverts à toute personne ayant eu un comportement à risque.

Selon l'Institut de veille sanitaire, 6100 personnes ont découvert leur séropositivité en 2011. Mais le nombre de personnes ignorant qu'ils sont porteurs du virus est, lui, estimé à 30.000.

Parmi les sites accueillant l'opération figurent des lieux de passage comme des sorties de gare RER, des lieux d'échange sexuel tarifés (bois, parking), des lieux de convivialité gay. Une unité mobile sera également en service dans le quartier du Marais à Paris.
La liste des sites et les horaires sont disponibles sur www.sida-info-service.org.

Quand se faire dépister ?
Dès qu'il y a une prise de risque et donc un doute. Si moins de 48h se sont écoulées après un rapport sexuel à risque, il existe un traitement post-exposition qui peut éviter d'être infecté. Il est prescrit et délivré aux urgences de n'importe quel hôpital. 
Si plus de 48 heures se sont écoulées, il faut attendre six semaines pour faire un test de dépistage "classique" et trois mois pour un test rapide. S'il est possible de réaliser le test "classique" seulement 15 jours après la prise de risque mais, le résultat obtenu ne sera pas fiable à 100%.




En partenariat avec France 3 France Bleu et Make.org

Participez à la consultation citoyenne sur la présidentielle 2022

Faites-vous entendre ! France 3 Régions s'associe à la consultation Ma France 2022, initiée par France Bleu sur la plateforme Make.org. Le but ? Vous permettre de peser dans le débat démocratique en mettant vos idées les plus plébiscitées au centre de la campagne présidentielle.