Tourisme : 14 millions de visiteurs en moins en Île-de-France au premier semestre 2020

La crise sanitaire a eu de très lourds impacts sur le tourisme francilien. L'Insee sort une étude qui révèle des chiffres alarmants sur le tourisme en Île-de-France au 1er semestre 2020.

L'Île-de-France est une des régions françaises les plus touchées dans le secteur du tourisme à cause de la crise sanitaire, d'après l'Insee.
L'Île-de-France est une des régions françaises les plus touchées dans le secteur du tourisme à cause de la crise sanitaire, d'après l'Insee. © Ludovic Marin / AFP

Depuis le début de la crise sanitaire, les voyages de tourisme ont largement diminué. Paris et sa région ne font pas exception. Il y a eu 14 millions de touristes en moins en Île-de-France au 1er semestre 2020 par rapport à l'année 2019, a révélé l'Insee.

Habituellement, la région accueille 50 millions de visiteurs par an. Ainsi, rien qu'au premier semestre, il y a eu une perte de 28% de touristes. Il faudra attendre les résultats du 2e semestre pour comptabiliser l'ensemble des pertes.

Les chiffres révélés dans cette étude montrent que la région de la capitale est l'une des régions à avoir le plus souffert dans le secteur du tourisme en 2020. Il y a eu près de 70% de nuitées dans les hôtels en moins entre juillet et septembre 2020, contre 34% dans la France en entière. "Entre juillet 2019 et juillet 2020, le chiffre d’affaires du secteur de l’hôtellerie chute de 82 % à Paris", indique l'étude.

6 milliards d'euros de manque à gagner

Cela s'explique notamment par le fait que certaines des attractions touristiques les plus fréquentées n'ont rouvert que tardivement (le 25 juin pour la Tour Eiffel, mi-juillet pour Disneyland) et ont dû ensuite fermer  à nouveau leurs portes au moment de la 2e vague arrivée à l'automne. D'autre part, l'Île-de-France est, avec la Guadeloupe, la région où la proportion d'hôtels ouverts en juin 2020 était la plus faible.

Ces données catastrophiques résulte évidemment en des pertes économiques colossales. L'Insee estime le manque à gagner provoqué par ce recul du nombre de touristes à plus de 6 milliards d'euros. 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
tourisme économie tour eiffel culture patrimoine