Vente aux enchères : ramenez un bout de Paris chez vous

Ce mardi aura lieu au cœur de l’hôtel Drouot la onzième édition de la vente aux enchères « Paris mon Amour ». Cette vente met à l’honneur des pièces diverses et variées du patrimoine architecturale et culturel parisien. 

L'une des portes de l'Hotêl Lauzun en vente durant les enchères
L'une des portes de l'Hotêl Lauzun en vente durant les enchères © Lucien Paris

A l’Hôtel Drouot aura lieu ce mardi un retour dans le Paris d’antan. La société de vente aux enchères Lucien Paris organise à l’intérieur du prestigieux hôtel de ventes, des enchères destinées aux amoureux de la capitale. Pour la onzième fois, la vente au nom évocateur,  "Paris mon amour"  proposera des objets relatifs à l’Histoire et au Patrimoine de la Ville Lumière.

Le mobilier urbain en vente

Ainsi dans le catalogue des objets présentés figurent des symboles de la capitale, à commencer par son mobilier urbain. Vous pourrez repartir chez vous avec un lampadaire du début du XXe siècle ou bien avec une fontaine de rue datant de la fin du XIXe. Prix de départ 200 euros. Seront aussi proposés à la vente des bancs publics du métro du début du XXe siècle avec une mise aux enchères à partir de 400 euros ou encore des poubelles. 

Parmi les lots les plus couteux se trouvent entre autres, des portes en fer forgée de l’hôtel de Lauzun, ancien hôtel particulier du XVIIe siècle. Les enchères pour ces imposantes portes débuteront à 12 000 euros. Plusieurs façades en céramique de restaurants ancien dont l’Assiette au Beurre et  le restaurant le Muniche dont la façade datant du début du XXe siècle sera mise en vente à partir de 4 500 euros. Enfin, un ensemble de mobilier, de linge et de vaisselle provenant d'un wagon-lit de l'Orient Express sera également proposé à compter de 9 000 euros.

Beaucoup de gens venant de l’étranger souhaitent rapporter un bout de Paris pour ramener chez eux.

Christophe Lucien, commissaire-priseur.

Pour Christophe Lucien, commissaire-priseur, l’exposition et la vente permettent aux visiteurs et aux acheteurs "d’ouvrir les yeux sur le patrimoine et la beauté de notre ville". Ce parisien de naissance organise depuis 13 ans "Paris Mon Amour" et constate un peu plus chaque année l’intérêt que suscite le patrimoine parisien surtout, assure-t-il après des touristes étrangers "qui sont de plus en plus nombreux"."Beaucoup de gens venant de l’étranger souhaitent rapporter un bout de Paris pour ramener chez eux" confie un des instigateurs d’une cagnotte pour le rachat auprès de la Ville de Paris et la réimplantation d’un banc emblématique des rues de Paris commandé par Haussman à l'architecte Gabriel Davioud.

Un morceau de la Tour Eiffel

Les lots incluent des pièces d’art de différentes époques comme des peintures mettant en lumière le Paris de la fin du XIXe siècle et des sculptures de même époque. Les passionnés de l’histoire de la capitale pourront s’offrir également des vestiges de l’exposition universelle de 1889 comme par exemple un rivet provenant de la tour Eiffel construite pour l’occasion. Un budget de l’ordre de 600 euros sera tout de même à débourser pour emporter chez vous ce morceau de Tour Eiffel. 

C’est d’ailleurs un autre vestige de la Dame De Fer, à savoir l’escalier hélicoïdal utilisé par Gustave Eiffel lors de la construction qui a fait la renommée d’expositions et des ventes « Paris Mon Amour ». Il y a 13 ans cette pièce historique avait été vendue lors de la première édition de la vente.

Les arts de la scène sont eux aussi à l’honneur durant cette vente aux enchères. En effet, les lots incluent plusieurs partitions musicales signées par Jean Constantin auteur et compositeur de plusieurs chansons interprétées par Edith Piaf. Des souvenirs de la carrière de Joséphine Baker, célèbre artiste du music-hall parisien dans les années 1940 seront présentés pour des enchères débutant à 50 euros à savoir des verres commémoratifs de sa prestation à l’Olympia avec Jean Constantin.   

Une déclaration d’amour mais aussi un acte militant

Lucien Paris est la seule societé d’enchères au monde à proposer des ventes avec pour thème central le patrimoine parisien et l’Histoire de la Ville Lumière. Selon l’organisateur de la vente, celle-ci est un cri du cœur de la part de  "ceux qui aiment Paris" . "J’aime ma ville et je ne souhaite pas qu’on l’abime avec du mobilier urbain de seconde zone, explique Christophe Lucien. Durant plusieurs années la Ville de Paris a été très négligente envers son patrimoine, tout ce qui fait le charme des places parisiennes est saccagé et remplacé et c’est cela que nous dénonçons". Pour participer à la vente aux enchères, il faudra s’inscrire, et se connecter le mardi 18 mai à partir de 13h.

                       

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
patrimoine culture