Pendant la COP 21, douze icebergs fondent sur le parvis du Panthéon

© Pierre-Olivier Chaput / France 3 Paris IDF
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Douze icebergs, disposés en cercle comme le cadran d’une horloge, fondent doucement devant le célèbre monument. Ces blocs de glace ont été amenés directement depuis le Groenland afin de montrer de manière tangible le réchauffement climatique. 

Par Pierre-Olivier Chaput

Imaginée par le plasticien Olafur Eliasson avec le géologue Minik Rosing, l’installation des douze blocs de glace devant le Panthéon a eu lieu 3 décembre.
 / © Pierre-Olivier Chaput / France 3 Paris IDF
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Repêchés alors qu’ils dérivaient dans un fjord groenlandais, les icebergs ont ensuite parcouru le chemin jusqu’à Paris en transports réfrigérés. Et acheminer quatre-vingt tonnes de glaçons n’est pas une mince affaire. Cette ambiguïté est relevée par des visiteurs : "Il y a des questionnements sur le transport".

L’artiste assume cependant son geste : « On peut m’objecter à juste titre que le transport de la glace a un coup environnemental, j’ai estimé son empreinte carbone et je l’ai mise en balance avec la force du message. Je pense qu’éthiquement, l’importance du projet, son impact seront bénéfiques au final pour la planète.".

Sept jours plus tard, le temps a fait son œuvre, et des blocs de plusieurs tonnes chacun il ne reste plus grand-chose.
 / © Pierre-Olivier Chaput / France 3 Paris IDF
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"Surprenant", "intriguant "

Malgré la fonte, on rencontre encore des visiteurs qui observent, touchent et tournent autour des blocs de glace. L’aspect « symbolique » de l’œuvre revient souvent dans les bouches des passants. Ce n’est toutefois pas la première impression à la découverte des icebergs qui finissent de fondre. Au début, ils intriguent, impressionnent, surprennent. L’objet de l’exposition n’est pas évident pour tout le monde.

Mais pour ce visiteur parisien, "passées les premières questions", l’intérêt de l’œuvre fait son chemin: "la preuve, c'est la quatrième ou cinquième fois que je viens !".

"Ça fait réfléchir" renchérit une étudiante. Et un touriste Australien de confirmer que pour sensibiliser à la cause climatique, "c’est quand même mieux que les journaux, ça marque la mémoire".

► EN SAVOIR PLUS : le site internet de l'exposition Ice Watch Paris

► LIRE aussi notre dossier spécial sur la COP 21

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