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Plonk & Replonk : des bulles Helvètes à savourer pour Noël

L’art d’en bas par Plonk & Replonk – Futuropolis / © Futuropolis
L’art d’en bas par Plonk & Replonk – Futuropolis / © Futuropolis

En humour helvète, quand l’un fait Plonk, l’autre fait Replonk. En fait, ils sont frères, citoyens suisses et caustiques. Leur humour grinçant a dépoussiéré l’art de la carte postale drôle. Dans leur nouvel ouvrage, ils fêtent les 30 ans du Musée d'Orsay, à leur façon.

Par Didier Morel

Le Musée d’Orsay fête ses 30 ans et des poussières, et eux publient L’art d’en bas, le catalogue raisonné de la fantastique collection Hyppolyte de L’Apnée. Un beau livre de saison à offrir en cette fin d’année.

L’histoire raconte que :

« Quand le Musée d’Orsay ouvre ses portes au public le 9 décembre 1986, on n’a encore qu’une image floue de la masse de richesses héritées d’autres institutions. Parmi ces trésors figure la singulière collection Hippolyte de L’Apnée, legs enregistré en 1910 au Musée du Luxembourg et dont il ne fut jamais rien montré. On en perd même toute trace dès 1911. Cette disparition assourdissante ne devait rien au hasard. Une main puissante et anonyme a orchestré l’occultation du fonds sans, fort heureusement, aller jusqu’à le détruire purement et simplement. L’initiative venait assurément du sommet. »
© Futuropolis – Musée d’Orsay
© Futuropolis – Musée d’Orsay
Si pour vous, Georges Deboulesmorts, Jean-Charles Errance, Martial Dhommage de Col-à-Terre, ou encore come ici Paul Octave Spoutenique Lindingres, ne vous évoquent rien, alors il est temps, comme le soulignent les auteurs, que « ces artistes négligés qui étaient de modestes cousins, des compagnons de volée ou de simples admirateurs », sortent de l’ombre de l’art d’en bas pour entrer dans la lumière des cimaises d’Orsay.

© – Futuropolis – Musée d’Orsay
© – Futuropolis – Musée d’Orsay

Aujourd’hui encore, il est impossible de savoir qui est Plonk et qui est Replonk, les deux Froidevaux (leur vrai nom), Hubert et Jacques, brouillent les cartes avec leurs détournements, collage, et autres montages. Quand ils ont investis les pages de Libération avec leurs illustrations, ils ont fait une réponse bien à eux : « Plonk c’est le bruit du marteau enfonçant le clou, et Replonk, c’est histoire d’insister car, bien sur, il faut toujours enfoncer le clou, surtout dans le crâne d’un rhinocéros. »

© Hoëbeke
© Hoëbeke

Formés sur le tard à l’art du photomontage et du graphisme (ils ont abandonné la tradition horlogère Jura Suisse et la menuiserie familiale), les deux frangins collent et recollent des clichés tirés de photos et de cartes anciennes. Du choc des sens qu’il en résulte, nait une légende drôle et décalé. L’absurde le dispute à l’extravagance.

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Leur slogan depuis leurs premières cartes postales en 1997 : « Offrez les, avant que l’on ne vous les offre » invite à renouer avec le plaisir épistolaire, et pas seulement en vacances ou à la fin de l’année.

Vous trouverez ce livre ainsi que les cartes à envoyer dans les bonnes librairies de votre quartier ou au Musée d’Orsay. Comme Plonk & Replonk aiment à le dire : « Les personnes non prévenues peuvent considérer qu’elles le sont maintenant. »

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